L’HOPITAL GENERAL DR ÉDITH LUCIE BONGO ONDIMBA D’OYO : UN JOYAU SANITAIRE AU COEUR DU CONGO
Le 10 mars
2017, date anniversaire de la disparition d’Édith Lucie Bongo Ondimba, la
petite ville d’Oyo, au nord du Congo, devient le théâtre d’un événement
historique. Ce jour-là, est inauguré l’Hôpital Général Dr Édith Lucie Bongo
Ondimba (HGELBO), un établissement hospitalier ultramoderne construit sur 23
hectares et doté de 125 lits. Plus qu’une simple structure médicale, il s’agit
d’un symbole : celui d’une Afrique qui veut soigner ses enfants chez elle, avec
des standards comparables à ceux des grandes cliniques internationales.
« Offrir aux populations des soins de qualité
à domicile », tel était l’objectif affiché par l’État congolais en lançant ce
projet, destiné à mettre fin aux coûteuses évacuations sanitaires vers
l’étranger. « Cet hôpital est la preuve que nous pouvons soigner nos
concitoyens ici, avec la même qualité de service que dans les cliniques
occidentales », déclarait alors le président Denis Sassou N’Guesso, visiblement
ému de baptiser cette structure du nom de sa fille disparue, médecin pédiatre
et Première Dame engagée.
Un
plateau technique de haut niveau
Derrière ses murs modernes, l’hôpital offre
une gamme impressionnante de services : médecine générale, urgences,
gynécologie-obstétrique, pédiatrie, chirurgie, cardiologie, neurochirurgie,
urologie, réanimation, imagerie médicale et infectiologie. Son plateau technique
ultramoderne permet la réalisation d’actes médicaux et chirurgicaux complexes,
longtemps impossibles dans la région.
Une
coopération Congo Cuba exemplaire
L’une des forces de l’HGELBO réside dans son
modèle de coopération internationale. Plus de 70 médecins cubains travaillent
aux côtés d’une centaine de soignants congolais. « Ce jumelage est une chance.
Les Cubains apportent leur expérience et forment nos jeunes médecins, pendant
que nous leur faisons découvrir la réalité africaine », explique un médecin de
cette institution hospitalière. Ce partenariat, salué comme un exemple de
diplomatie sanitaire réussie, illustre comment les échanges Sud-Sud peuvent
renforcer durablement les systèmes de santé africains.
Des
résultats tangibles pour les populations
L’impact de l’hôpital est déjà mesurable. En
quelques années, il a transformé le quotidien des habitants de la Cuvette et
même au-delà, accueillant des patients venus du Gabon et de la RDC voisine.
Lors de campagnes médicales gratuites, plus de 4 000 personnes ont pu être
consultées. Dès les premiers mois, 485 hospitalisations étaient enregistrées,
tandis que des opérations chirurgicales complexes étaient menées avec succès,
évitant à de nombreuses familles le fardeau financier des évacuations à l’étranger.
« Ma fille souffrait d’une malformation cardiaque. Nous pensions devoir aller
en Europe, mais l’opération a été faite ici, à Oyo, par une équipe mixte. C’est
un miracle pour nous », témoigne avec émotion une mère de famille. Des récits
comme celui-ci se multiplient, donnant chair à ce qui aurait pu rester un
simple projet d’infrastructure.
Accessibilité et équité
Contrairement à certaines structures privées
souvent inaccessibles, l’HGELBO revendique une politique tarifaire adaptée aux
réalités locales. « Les consultations de médecine générale sont à la portée de
toutes les bourses. Notre mission est de garantir l’équité en santé », insiste
le directeur des soins infirmiers.
Cette orientation permet à l’hôpital de jouer
un rôle clé dans la démocratisation de l’accès aux soins spécialisés au Congo.
Budget
et durabilité
Avec un budget de 3,9 milliards de FCFA prévu
pour 2024, l’hôpital confirme son statut d’acteur stratégique du système
sanitaire national. Ces fonds sont destinés à améliorer la logistique,
renforcer les effectifs et assurer la maintenance d’un plateau technique
particulièrement exigeant. L’enjeu est clair : faire de l’HGELBO une
institution durable, capable de rivaliser dans la durée avec les grandes
structures régionales.
Un
hommage vivant à Édith Lucie Bongo : La santé comme héritage
Donner le nom d’Édith Lucie Bongo à cet hôpital d’Oyo n’est pas un simple geste mémoriel. C’est un hommage vibrant à une femme médecin qui avait toujours rêvé d’un accès équitable aux soins pour les mères et les enfants. « Au-delà du symbole, cet hôpital incarne la vision d’une femme médecin qui croyait profondément que la santé est la première des richesses », résume un membre du personnel.
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