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LE CONGO NOTE DES PROGRES SIGNIFICATIFS DANS LE TRAITEMENT ET LA RECHERCHE

Creator : MANAGERS Vues : 162 vues Created : 9 mois, 1 semaine
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La drépanocytose est une maladie génétique de l’hémoglobine qui touche la plupart des pays africains. La majorité des enfants atteints de la forme la plus grave de cette maladie meurent avant l’âge de 5 ans, généralement d’une infection ou d’une perte de sang grave. Selon les experts, plus de 25 % de la population congolaise présente un trait drépanocytaire. Par Yvette Reine Boro Nzaba

Depuis 2005, la Fondation Congo Assistance que dirige Mme Antoinette Sassou N’Guesso s’est investie dans la lutte contre la drépanocytose. « L’anonymat dans lequel elle se trouvait, nous a poussés à prendre notre bâton de pèlerin pour sillonner le monde afin d’être le porte-voix des malades », explique la Présidente Fondatrice de Congo Assistance.
Sillonnant tous les continents, Mme Antoinette Sassou N’Guesso en compagnie d’autres personnalités, notamment Mme Viviane Wade et le président Emile Derlin Zinsou, ont expliqué, argumenté pour convaincre afin que le monde prenne la mesure de ce fléau qui touche une partie non négligeable de l’humanité. En effet, c’est depuis les années 2000 que la Première dame du Congo-Brazzaville, en collaboration avec l’ancienne Première dame du Sénégal, a débuté son plaidoyer tant sur le plan national qu’international, pour la prévention et la prise en charge de cette maladie. 
Avec l’appui de l’organisation internationale de la lutte contre la drépanocytose (OILD) et le concours de plusieurs pays, ils ont pu faire adopter le 22 décembre 2008, la résolution A/63/237 de l’Assemblée générale des Nations-Unies, faisant de la drépanocytose un problème de santé publique et consacrant le 19 juin : journée internationale de la sensibilisation à la drépanocytose.
En juin 2005, le Congo a abrité les premiers Etats généraux de la drépanocytose. Un évènement qui rassembla plus d’une centaine de scientifiques, de médecins et de chercheurs d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, d’Asie, du Moyen-Orient, mais également des malades drépanocytaires. « Les premiers Etats généraux mondiaux sur la drépanocytose nous ont ouvert les yeux et nous ont permis de tracer ensemble de nouvelles perspectives. Au Congo, notre plaidoyer a abouti à la mise en place d’un Centre national de référence de la drépanocytose », rappelle Mme Antoinette Sassou N’Guesso.
A l’occasion de la tenue à Brazzaville, en juillet 2018 du Congrès africain d’hématologie, la première Dame du Congo, Mme Antoinette Sassou N’Guesso, présidente de la Fondation Congo Assistance, a été primée pour ses efforts consentis dans la lutte contre la drépanocytose.
Elle a été également récompensée le 20 mai 2019 à Genève, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au cours de la soixante-douzième Assemblée mondiale de la santé, pour son implication dans la lutte contre cette maladie génétique. A cette occasion, Mme Antoinette Sassou N’Guesso a réaffirmé sa détermination dans la lutte contre la drépanocytose et autres maladies, nonobstant quelques faiblesses aggravées par des difficultés financières.
L’OMS qui appuie le Congo dans le processus de dépistage et de prise en charge avait proposé un ensemble d’interventions de santé publique. Elle préconise d’améliorer l’accessibilité et la qualité des soins, de renforcer les services cliniques, de laboratoire, de diagnostic et d’imagerie médicale afin de les rendre efficaces et adaptés aux différents niveaux de système de santé.
Dans le cadre de la lutte contre la drépanocytose, quelques règles d’hygiène corporelle sont nécessaires. La médecine préventive oblige l’enfant à dormir dans une moustiquaire imprégnée et à éviter les facteurs qui aggravent la maladie comme le froid, la grippe, le paludisme, la vaccination régulière, etc.  


Le plaidoyer de Madame Antoinette Sassou N’Guesso


Le plaidoyer de la Première Dame du Congo visait à faire connaître la drépanocytose, reconnue aujourd’hui comme une priorité de santé publique. Son engagement s’est traduit aussi par plusieurs réalisations, y compris l’érection au Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHUB) d’un centre national de référence de la drépanocytose (CNRDr) qui porte à juste titre son nom. Un geste qui constitue une réponse à la prise en charge médicale et une manière d’accompagner les malades.
« Au Congo, à travers le centre de référence de la drépanocytose (CNRDr), nous voulons créer les conditions d’une prise en charge efficiente des malades et d’une recherche appliquée, féconde et innovante », rassure la présidente de Congo Assistance.
Par son statut et ses capacités, le centre national de référence de la drépanocytose a pour mission de permettre la coordination des activités de lutte contre cette maladie génétique, en s’appuyant sur le programme national et la Fondation Congo Assistance.
« L’intérêt des centres de référence qui sont des pôles d’excellence dans l’amélioration des conditions de diagnostic précoce et de prise en charge de la drépanocytose visent à fédérer nos connaissances et à mutualiser nos efforts afin d’accélérer l’amélioration de la qualité de vie des personnes vivant avec la drépanocytose », insiste Mme Antoinette Sassou N’Guesso. Il sied de signaler que depuis un certain temps, les consultations se font également dans des centres déconcentrés ouverts à Pointe-Noire, à la polyclinique Marie-Louise Poto-Djembo, à Dolisie, à Nkayi, à Kinkala et Loutété. Comme chaque année, la communauté médicale, les associations et les ONG impliquées dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose le 19 juin, organisent des activités afin de sensibiliser le grand public à cette maladie. 
Au Congo, la journée est souvent placée sous le patronage de Mme Antoinette Sassou N’Guesso, lauréate 2019 de l’Assemblée mondiale de la santé. Sa Fondation appelle souvent à renforcer les capacités diagnostiques par le dépistage précoce, en vue de proposer aux porteurs du gêne un conseil génétique personnalisé et garantir une meilleure prise en charge.

 

ENCADRE

LE CNRDr « ANTOINETTE SASSOU N’GUESSSO » : RESULTAT D’UN LONG PLAIDOYER

L’ESPOIR EST PERMIS 


Le Centre national de référence de la drépanocytose « Antoinette Sassou N’Guesso », est l'un des plus grands centres de référence en Afrique et dans le monde. Construit avec la participation du gouvernement congolais, il a été inauguré en 2015 par l’épouse du chef de l’Etat du Congo-Brazzaville, en présence des Premières dames d’Afrique. Ses activités ont démarré en 2018, en partenariat avec la Fondation Congo Assistance que dirige la première dame, et marraine mondiale de la lutte contre la drépanocytose. 
Rattaché au Centre hospitalier et Universitaire de Brazzaville (CHUB), le CNRDr est subventionné par l’Etat Congolais, et produit aussi ses propres recettes. C’est un établissement public, à caractère administratif. Les activités ont débuté par la consultation des malades, conformément aux orientations de l’Etat. Le centre assure des activités quotidiennes de médecine préventive, curative et réadaptée dans le cadre de la drépanocytose, la première locomotive qui tracte derrière elle plusieurs autres maladies du sang que sont  l’hémophilie, les maladies des globules rouges et les cancers du sang. De nombreux malades en provenance d’autres départements du pays viennent en consultation. Depuis l’ouverture du centre, 28.400 malades drépanocytaires sont suivis dans cet établissement sanitaire.
Environ 157 patients atteints de l’hémophilie dont les garçons fréquentent également le centre ! Le CNRDr a un hôpital du jour qui compte 25 lits, et accueille les malades dans un état difficile. Cet hôpital du jour est ouvert de 7h à 19h. Au-delà de 19h, les malades dans un état grave sont hospitalisés au CHUB en hématologie ou en pédiatrie. 
Le centre est doté d’un appareil transfusionnel, permettant de sécuriser la femme enceinte. D’ici peu, un centre d’hémodialyse nouvellement construit d’une valeur de plus de 200 millions de Fcfa sera réceptionné. Il a été financé par la Fondation Congo Assistance et ses partenaires. 
Depuis son ouverture, hormis les consultations, le CNRDr organise plusieurs activités et accueille de nombreux visiteurs. On peut citer entre autres la visite de la Directrice générale de l’Unesco (Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture), Audrey Azoula en octobre 2020, celle de la Première dame de la République Démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi et autres personnalités. 
En ce qui concerne les activités, le centre a abrité en décembre 2020, la première soutenance de mémoire en hématologie par un candidat de nationalité camerounaise. Le 31 janvier 2020, le centre a organisé une session d’information sur l’hémophilie, animée par une équipe de médecins en provenance de Bordeaux (France), en collaboration avec l’association congolaise des hémophiles, afin d’améliorer la vie des malades vivant avec un trouble de la coagulation du sang.
Résultat d’un long plaidoyer de la Première dame du Congo, le Centre National de Référence de la drépanocytose (CNRDr) « Antoinette Sassou N’Guesso » a donné de l’espoir à plusieurs familles en détresse depuis son inauguration. A travers sa Fondation Congo Assistance, Mme Antoinette Sassou N’Guesso est parvenue à mettre la drépanocytose sur l’agenda des décideurs congolais et à mobiliser des ressources pour le fonctionnement de ce centre. 
Ce complexe moderne, très bien équipé techniquement, a une vocation sous-régionale. Il a signé des accords de partenariats avec Howard University Center for Sickle Cell Disease basé à Washington, aux Etats-Unis d’Amérique. 

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