INSTITUT NATIONAL DE BIOLOGIE ET DE VEILLE SANITAIRE (INBVS) A POINTE-NOIRE
INSTITUT NATIONAL DE BIOLOGIE ET DE VEILLE SANITAIRE (INBVS) A POINTE-NOIRE
À Pointe-Noire, un
rempart scientifique contre les épidémies
Pointe-Noire s’est dotée d’un outil stratégique majeur pour la
sécurité sanitaire nationale. Inauguré le 17 novembre 2025 par le président de
la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, l’Institut National de Biologie
et de Veille Sanitaire (INBVS) marque une étape décisive dans le renforcement
du système de surveillance épidémiologique du Congo. Bien plus qu’un simple
laboratoire, l’INBVS se veut une sentinelle sanitaire, capable d’anticiper,
détecter et accompagner la riposte face aux maladies infectieuses émergentes et
ré émergentes.
Un
laboratoire au cœur de la veille épidémiologique
Implanté dans le 1er arrondissement Emery Patrice Lumumba, à
Pointe-Noire, l’INBVS est une structure scientifique de pointe dédiée à la
détection, la prévention et le traitement des pathologies humaines de diverses
natures.
Sa mission est triple : assurer un diagnostic biologique avancé,
développer la recherche scientifique, la formation et l’innovation, piloter la
surveillance épidémiologique et la veille sanitaire nationale. « L’INBVS a été
conçu pour répondre à ces trois besoins majeurs, essentiels à la sécurité
sanitaire du pays », a souligné le ministre de la Santé et de la Population, le
Pr Jean-Rosaire Ibara, lors de la cérémonie d’inauguration.
Une
infrastructure moderne et multidisciplinaire
L’institut repose sur une architecture scientifique intégrée,
composée de cinq grands laboratoires interconnectés :
•
Biologie moléculaire et génomique fonctionnelle
•
Microbiologie
•
Biochimie, immunologie et hématologie
•
Bromatologie, toxicologie et contrôle qualité
• Biologie d’urgence
Un
investissement stratégique pour la santé publique
La réalisation de l’INBVS a nécessité un investissement de 4,5
milliards de FCFA, financé par la Banque mondiale, témoignant de la priorité
accordée à la prévention des épidémies par le gouvernement congolais et ses
partenaires techniques et financiers. Représentante résidente du Groupe de la
Banque mondiale au Congo,
Anna Maria Alexandra Célestin a insisté sur la nécessité de
pérenniser l’infrastructure : « Construire un institut de ce niveau ne suffit
pas.
L’essentiel est de préserver et de rentabiliser cet investissement
au bénéfice durable de la population ». Elle a réaffirmé l’engagement de son
institution à accompagner le Congo dans le développement d’infrastructures
sanitaires de pointe, conformes aux normes et standards de l’Organisation
mondiale de la Santé (OMS).
Des
ressources humaines qualifiées et un pôle de formation
À terme, au moins une centaine d’agents spécialisés évolueront au
sein de l’INBVS. Biologistes, microbiologistes, techniciens de laboratoire et
chercheurs assureront une surveillance continue, un diagnostic fiable et un
appui technique aux hôpitaux et structures de santé. L’institut revendique
également une forte vocation académique.
Il ambitionne de devenir le pivot national de la recherche
biomédicale appliquée, en nouant des partenariats avec les universités
publiques et privées, contribuant ainsi à la formation des futures générations
de professionnels de santé.
Vers
un modèle africain de sécurité sanitaire
Faire de l’INBVS « un modèle africain en matière de sécurité
sanitaire » constitue l’une des ambitions affichées du gouvernement congolais.
Cette vision repose sur une veille biologique permanente, une
réponse rapide aux épidémies et une meilleure préparation face aux pandémies
futures. Le Pr Jean-Rosaire Ibara a conclu son allocution par un vœu fort : «
Puisse cet Institut être un phare de science, de souveraineté et de
responsabilité au service du Congo et de l’Afrique tout entière ». La coupure
du ruban présidentiel a symbolisé l’entrée en service d’un outil appelé à jouer
un rôle central dans la protection sanitaire des populations, au niveau
national comme régional.
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