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FORMER, EQUIPER, TRANSFORMER : LES INVESTISSEMENTS QUI PREPARENT LA SANTE DE DEMAIN

Creator : MANAGERS Vues : 14 vues Created : 12 heures, 51 minutes
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Au-delà des médicaments et des campagnes de prévention, la lutte contre le VIH et la tuberculose a permis de bâtir un héritage plus durable : un système de santé plus compétent, mieux équipé et davantage résilient.

 

En République du Congo, les investissements réalisés grâce aux financements internationaux, notamment ceux du Fonds mondial mis en œuvre avec l'appui du PNUD, ont laissé des acquis qui continueront de produire leurs effets pendant de nombreuses années, améliorant directement le bien-être des populations, particulièrement  celles qui sont en situation de fragilité économique.

MISER SUR LES COMPETENCES POUR RENFORCER

DURABLEMENT LE SYSTEME DE SANTE

La première richesse d'un système de santé demeure son capital humain. Former les professionnels de santé, les gestionnaires de programmes et les acteurs communautaires revient à investir dans une ressource qui continuera à produire des bénéfices bien après la fin des financements. Ainsi, entre 2023 et 2024, 80 professionnels ont bénéficié d'une formation spécialisée en suivi-évaluation et en gestion de projet. Ces cadres assurent désormais le pilotage des programmes de santé à travers leurs propres outils de suivi de performance.

Cette montée en compétence réduit progressivement la dépendance vis-à-vis de l'assistance technique internationale et favorise l'émergence d'une expertise nationale capable de transmettre son savoir aux générations futures.

Le renforcement des capacités a également concerné les ressources humaines en santé et les communautés. Entre 2024 et 2025, un total de 3 554 personnes ont été formées sur le VIH, la tuberculose, les droits humains et le suivi communautaire, dont 67% de femmes. Il serait toutefois utile de préciser la répartition de ces bénéficiaires par catégorie professionnelle, notamment en indiquant s'il s'agit de médecins, infirmiers, biologistes, pharmaciens, techniciens de laboratoire, agents de santé communautaires ou d'autres profils. Répartis dans les quinze départements du pays, ces professionnels et acteurs communautaires jouent aujourd'hui un rôle essentiel de relais entre les populations et les services de santé. Ils orientent les personnes vers le dépistage, favorisent l'observance thérapeutique, renforcent les activités de prévention et contribuent à réduire les préjugés entourant le VIH et la tuberculose. Par effet de diffusion, les compétences acquises continueront de bénéficier à plusieurs dizaines de milliers de personnes au cours des prochaines années.

L'amélioration de la qualité des soins est également passée par la prévention des infections. Ainsi entre 2024 à 2025, 1 499 agents de santé ont été formés aux pratiques de prévention et de contrôle des infections. Au-delà de la prise en charge du VIH et de la tuberculose, ces compétences renforcent la sécurité des soins dans l'ensemble des établissements de santé. Chaque professionnel formé devient à son tour un formateur potentiel auprès de ses collègues, favorisant une diffusion progressive des bonnes pratiques dans tout le système sanitaire. Les compétences acquises restent disponibles pour répondre à d'autres priorités sanitaires dans le pays. Parallèlement, trois experts spécialisés ont été déployés auprès du Programme national de lutte contre le VIH, du Programme national de lutte contre la tuberculose et du réseau national des laboratoires. L'objectif n'était pas de remplacer les équipes nationales, mais de faire du coaching, en vue de transférer durablement des compétences afin de consolider l'autonomie technique du pays.

Ainsi, entre 2023 et 2024, 80 professionnels ont bénéficié d'une formation spécialisée en suivi évaluation et en gestion de projet.

 

DES INFRASTRUCTURES QUI PROFITENT A L'ENSEMBLE DES PROGRAMMES DE SANTE

Les investissements réalisés ne se limitent pas aux ressources humaines. Ils concernent également des infrastructures qui continueront à servir bien au-delà des programmes de lutte contre le VIH et la tuberculose. La construction en 2024, d’un entrepôt au niveau de la Centrale d'achat des médicaments essentiels (CAMEPS) constitue un exemple emblématique. Cet édifice qui répond aux normes et aux standards de santé internationaux s’étale sur une surface de 700 m2, avec un volume de stockage de près de 3.500 m3, contribuant à augmenter de moitié la capacité nationale de stockage jusqu’ici en place. La centrale nouvellement construite est constituée d’un entrepôt, d’une chambre frigorifique et d’un local technique.

Cet ouvrage qu’il a été conçu comme un outil intelligent, SMART comme on dit, qui respecte les normes environnementales, et offrant une fonctionnalité avec une empreinte carbonique réduite, qui repose partiellement sur une énergie renouvelable. Cette nouvelle capacité de stockage améliore durablement la disponibilité des médicaments, des vaccins et des produits de santé essentiels, réduisant ainsi les risques de rupture d'approvisionnement sur l'ensemble du territoire.

La construction en 2024, d’un entrepôt au niveau de la Centrale d'achat des médicaments essentiels (CAMEPS) constitue un exemple emblématique.

 

En outre dans le cadre de la disponibilité des produits aux derniers kilomètres, 30 entrepôts de district ont été réhabilités et ou construits dans l’ensemble des départements du pays entre 2023 et 2026.

Ces plateformes logistiques facilitent désormais la distribution des médicaments jusque dans les zones les plus éloignées. Les bénéfices dépassent largement les programmes financés par le Fonds mondial et concernent également la lutte contre le paludisme, la santé maternelle et infantile, la vaccination ainsi que la prise en charge des maladies chroniques. Le plateau technique relatif à la gestion des déchets biomédicaux ainsi qu’à la Prévention Contrôle des Infections a également été renforcée avec l'installation de 12 incinérateurs répartis dans sept (07) départements, ainsi que la dotation en camions frigorifique pour le transport des échantillons et des déchets. Ces équipements permettent une élimination sécurisée des déchets biomédicaux, réduisant les risques de contamination pour les personnels de santé, les patients et les populations riveraines.

 

Leur durée de vie, estimée à plus de quinze ans, garantit un impact durable sur la qualité des soins. Il faut savoir que la disponibilité d’un incinérateur de déchets biomédicaux fait partie des critères qui confèrent l’échelle d’Hôpital..

Autre avancée majeure : la modernisation de la chaîne d'approvisionnement en médicaments et consommables grâce au déploiement progressif d'un système intégré de gestion (SIGL). À terme, cet outil permettra un suivi en temps réel des stocks de médicaments et de produits de santé, améliorant la transparence, la traçabilité et la réactivité de l'ensemble du système de distribution.

 

Le renforcement des capacités diagnostiques constitue également un acquis majeur. La construction du Laboratoire national de mycobactériologie de niveau P3 et l'opérationnalisation de la cartographie nationale des plateformes GeneXpert (46 au total) ont considérablement amélioré le diagnostic de la tuberculose, le VIH/SIDA ainsi que les Hépatites virales, la maladie à MPOX et la Maladie à Virus Ebola. Ces équipements représentent désormais un atout stratégique pour la surveillance d'autres maladies infectieuses émergentes, renforçant ainsi la préparation du pays face aux futures crises sanitaires. Enfin, l'acquisition et la mise en disposition au ministère de la Santé et de la population du Congo de huit (08) véhicules tout-terrain et d'un camion logistique a amélioré les capacités de supervision et de distribution des produits de santé. Cette mobilité accrue facilite l'accompagnement des structures sanitaires rurales et garantit un meilleur accès aux médicaments dans les communautés les plus isolées.

 

L’amélioration des systèmes de stockage et de transport et les équipements informatiques favorisant la digitalisation des données de santé ont largement contribué à la modernisation des infrastructures et équipements sanitaires, leur permettant de répondre plus efficacement à de nombreuses pathologies autres que le VIH et la tuberculose.

 

UN HERITAGE QUI DEPASSE LES PROGRAMMES FINANCES

L'ensemble de ces investissements illustre une évolution majeure de l'approche du développement sanitaire. Au-delà de la réponse aux urgences, ils participent à la construction d'un système de santé plus robuste, résilient, capable de répondre durablement aux besoins des populations et pérenne. Les infrastructures demeureront opérationnelles pendant de nombreuses années, les professionnels formés continueront de transmettre leurs compétences, tandis que les innovations organisationnelles renforceront progressivement la gouvernance sanitaire.

 

Ainsi, les bénéfices de ces investissements dépasseront largement le cadre des programmes de lutte contre le VIH et la tuberculose pour contribuer, à long terme, à l’amélioration des soins et services de santé dans les quinze départements de la République du Congo.

Les investissements consentis dans la réponse nationale au VIH et à la tuberculose n'ont pas seulement permis de sauver des vies ; ils ont également renforcé les fondations du système de santé. En développant les compétences des professionnels, en modernisant les infrastructures, en consolidant la gouvernance et en mobilisant les communautés, les financements ont créé des capacités durables qui bénéficieront à l'ensemble de la population et permettront de mieux répondre aux défis sanitaires. Cette vision illustre pleinement l'ambition du PNUD et de ses partenaires : faire de chaque investissement dans une maladie un levier de transformation pour tout le système de santé.

 

En outre dans le cadre de la disponibilité des produits aux derniers kilomètres, 30 entrepôts de district ont été réhabilités et ou construits dans l’ensemble des départements du pays entre 2023 et 2026

 

Projection à long terme : 5053 personnels de santé formés, ce que le capital humain construit aujourd'hui protège demain

Les 3 554 personnes formées, les 1 499 agents de santé certifiés en prévention des infections, les 80 gestionnaires de projet formés : cette génération de professionnels formés dans le cadre de ces subventions va travailler pendant 20 à 30 ans dans le système de santé congolais. Chacun d'eux va former, superviser et influencer d'autres professionnels.

 

Projection : si chaque professionnel formé en influence 5 autres dans sa carrière, c'est plus de 25 000 agents de santé qui bénéficieront indirectement de ces investissements en formation d'ici 2040. Ce sont des millions de consultations de meilleure qualité, dans tous les départements du Congo — une valeur ajoutée sanitaire qui dépasse largement le coût de la formation initiale.

De la même façon, les infrastructures construites — entrepôts, laboratoires, incinérateurs — ont des durées de vie de 15 à 25 ans. Elles serviront des patients qui ne sont pas encore nés. C'est cela, l'investissement en développement humain : construire aujourd'hui ce qui protège les générations suivantes.

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