FACE AUX CRISES CLIMATIQUES : LE CONGO MUSCLE SA STRATÉGIE DE RÉSILIENCE AVEC LE SOUTIEN DU PNUD
Grâce à un partenariat stratégique
entre le ministère de la Santé et de la Population, le Programme des Nations
unies pour le développement (PNUD) et le Fonds mondial, la République du Congo
franchit une étape décisive dans la gestion des déchets biomédicaux. Le pays
s'équipe d'incinérateurs de haute technologie destinés à éliminer ces déchets
en toute sécurité.
Au total, douze hôpitaux répartis
dans sept départements seront dotés d'équipements modernes garantissant un
traitement sécurisé des déchets biomédicaux. À Brazzaville, quatre des plus
importantes structures sanitaires ont officiellement réceptionné leurs nouveaux
incinérateurs, mettant ainsi fin aux pannes à répétition qui compromettaient
leur fonctionnement.
Les premiers bénéficiaires sont le
Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU-B), l'Hôpital
spécialisé mère-enfant Blanche-Gomes, le Laboratoire national de santé publique
(LNSP) et l'Hôpital central des armées Pierre-Mobengo. À Pointe-Noire, les
hôpitaux de Loandjili et Adolphe-Sicé ont également été équipés. Le déploiement
se poursuit à Oyo et Owando (Cuvette), Djambala (Plateaux), Impfondo (Likouala)
et Ouesso (Sangha).
Brazzaville vient de se doter d’une feuille de route ambitieuse à
l'horizon 2030 pour anticiper et gérer les assauts du dérèglement climatique.
Un investissement crucial pour l'avenir socioéconomique du pays. Anticiper
plutôt que subir. C’est tout le sens de l'action du Programme des Nations
Unies pour le développement (PNUD), qui accompagne les pays en développement
vers une culture du risque intégrée. Au Congo-Brazzaville, cet engagement s’est
concrétisé par un jalon historique : l’adoption de la Stratégie nationale de
prévention et de gestion des risques de catastrophes (SNPGRC) à l’horizon 2030.
Fruit de 24 mois de travaux intenses et d'échanges approfondis entre experts
nationaux, administrations publiques et partenaires internationaux, ce projet
d'envergure a nécessité la mobilisation de près de 22 milliards de francs CFA
par le PNUD.
UN BOUCLIER ALIGNÉ SUR
LES AMBITIONS
NATIONALES
Présenté officiellement le 12 décembre 2025 à Brazzaville, ce
document stratégique s’imbrique parfaitement dans le Plan national de développement
(PND 2022-2026). L’objectif est clair : immuniser l’économie et les
infrastructures congolaises contre les assauts du dérèglement climatique et les
crises majeures récurrentes.
Il s’agit de minimiser les pertes humaines, de préserver les biens
matériels et de sanctuariser les services sociaux et environnementaux du pays.
Pour piloter cette ambition, le Congo mise sur une gouvernance
inclusive via une plateforme nationale dédiée. Véritable tour de contrôle,
cette structure rassemble un comité interministériel, des collectivités
locales, la société civile ainsi que le secteur privé. « La SNPGRC s’articule
autour de quatre priorités majeures : la compréhension des risques, le renforcement
de la gouvernance, l’investissement dans la résilience, et l’amélioration de la
préparation et de la réponse aux catastrophes », a déclaré Narcisse Ofoulou, Directeur
de l’Écologie et des ressources naturelles. Cette stratégie trace ainsi la voie
vers la « Vision 2050 » de l'ONU, qui prône une cohabitation harmonieuse avec
la nature pour freiner l’érosion de la biodiversité.
LE MULTILATÉRALISME AU SERVICE
DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
La représentante-résidente du PNUD au Congo, Adama Dian Barry, a
salué le leadership du Congo-Brazzaville dans le respect de ses engagements
internationaux. Selon elle, cette stratégie et ses outils forment « le socle
sur lequel pourront durablement s’enraciner les actions vitales à
l’exploitation économique, rationnelle et durable du pays. Elle a également
rappelé que la solidité du partenariat
Congo-PNUD témoigne de l'attachement indéfectible du pays au multilatéralisme
pour bâtir un avenir commun vert.
BIODIVERSITÉ : LE NOUVEL OR VERT DU
CONGO
Preuve de la convergence des luttes environnementales, cet événement a également coïncidé avec le lancement du Plan d’action national pour la biodiversité 2025-2030. Pour Arlette Soudan-Nonault, ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, la protection du vivant dépasse largement le cadre de la simple morale écologique. C'est un impératif économique majeur : la biodiversité se trouve désormais au cœur des chaînes de valeur stratégiques du pays, à l'instar des secteurs du bois, de l’agriculture, de la gestion de l’eau, de la pêche et de l’écotourisme. Avec ces nouveaux outils, le Congo se positionne plus que jamais comme un acteur clé de la transition écologique en Afrique centrale.le.
Aucun commentaire pour le moment.