#
🌍 Langue active : fr | 🔗 URL : /fr/blogs/encadre-lepidemie-debola-en-afrique-de-louest/

ENCADRE L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest

Creator : MANAGERS Vues : 72 vues Created : 3 mois
blog's thumbnail

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest 

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest a débuté en décembre 2013 dans le village de Meliandou en Guinée, lorsqu’un enfant de deux ans est infecté après avoir joué dans un arbre abritant des chauves-souris. Le virus se propage rapidement à sa famille puis au personnel de santé, mais les premiers cas sont mal identifiés : les autorités suspectent d’abord le choléra, retardant la détection du virus Ebola.

Entre janvier et mars 2014, la maladie se diffuse silencieusement dans le sud-est de la Guinée, puis atteint Gueckédou, Macenta, Nzérékoré et Kissidougou. En mars, le laboratoire de Lyon confirme qu’il s’agit d’une nouvelle souche de l’Ebolavirus Zaïre. Le 23 mars 2014, l’OMS déclare officiellement l’épidémie : on compte déjà 49 cas et 29 décès. La situation s’aggrave, amplifiée par la méfiance de la population, des attaques contre les humanitaires et des mouvements de population qui réactivent la transmission dans les zones stabilisées.

Libéria

Le virus franchit la frontière le 30 mars 2014. À Monrovia, l’épidémie explose en raison d’un système de santé très fragile et de l’absence d’équipements de protection. De nombreux soignants sont infectés. Sous l’impulsion de la présidente du pays, des mesures strictes sont prises : crémation obligatoire, quarantaines, limitation des déplacements. Avec le soutien international, des centres de traitement et laboratoires mobiles sont installés. Dès fin 2014, la situation commence à s’améliorer à Monrovia, mais le virus continue de circuler dans les zones rurales.

Sierra Leone

L’épidémie démarre en mai 2014, lors des funérailles d’une guérisseuse. Les districts de Kailahun et Kenema deviennent des épicentres, aggravés par des hôpitaux vétustes et un manque de protection pour les soignants. Médecins Sans Frontières ouvre des centres de traitement, rapidement débordés. La méfiance de la population et les failles dans la surveillance épidémiologique favorisent la propagation. À partir de septembre, le virus s’étend à la capitale Freetown, avec des centaines de nouveaux cas chaque semaine. L’OMS met en place des centres de soins communautaires et l’opération Western Area Surge, qui rétablit la confiance et améliore la notification des cas.

Propagation régionale

Quelques cas surviennent également au Nigéria, au Mali et au Sénégal, généralement maîtrisés rapidement. Au 7 janvier 2015, plus de 20 000 cas et 8 000 décès sont enregistrés dans les trois pays majeurs touchés. Grâce aux actions combinées de l’OMS, des États concernés et de l’aide internationale (isolement, traçage des contacts, centres de traitement, renforcement du diagnostic), la transmission recule progressivement. Le 30 mars 2016, l’OMS déclare la fin de l’épidémie, même si quelques cas sporadiques persistent en raison de la survie prolongée du virus dans les liquides corporels de certains survivants, notamment dans le sperme.

0 likes
Commentaires : 0

Commentaires : (0)

Aucun commentaire pour le moment.

Se connecter