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OCTOBRE ROSE 2025

ENSEMBLE, CONTINUONS LE COMBAT POUR LA VIE

Le développement économique et social d’un pays est assujetti à la bonne santé de sa population. C’est dans cet esprit que le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, entré en vigueur en janvier 1976, reconnaît, en son article 12, à toute personne le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mental, et enjoint les Etats d’assurer le plein exercice de ce droit par la prise des mesures nécessaires pour le garantir. L’objectif de la plupart des pays subsahariens de se hisser dans le giron des pays émergents à l’horizon 2030 passe, d’abord et également, par l’amélioration de l’état de santé de sa population afin de s’assurer de sa participation au développement socioéconomique de nos pays. La concrétisation de cette ambition sous-entend la réalisation de quelques objectifs spécifiques, à savoir : promouvoir et protéger la santé des individus sur l’ensemble des territoires ; garantir l’accès des populations aux services et soins de santé de qualité ; renforcer les capacités nationales à la gestion du système de santé (politique nationale de la santé). 

Selon l’OMS, « un système de santé inclut toutes les activités [personnes et actions] dont le but essentiel est de promouvoir, restaurer ou entretenir la santé ». Selon André Levy, «il s’agit de l’ensemble des moyens (organisationnels, humains, structurels et financiers) destinés à réaliser les objectifs d’une politique de santé. Il constitue un sous-système du système économique général (…) ». Ainsi donc, un système de santé suppose l’existence de cadres stratégiques, de règlementations ; un encadrement efficace et une attention particulière aussi bien à la conception des systèmes qu’à la transparence de leur gestion. 

En effet, la santé représente un secteur d’investissement et, de ce fait, obéit aux règles d’utilisation rationnelle des ressources. Dans son ensemble, la population doit avoir un accès équitable à l’offre de soins de qualité, de telle sorte que chaque individu ou chaque collectivité en bénéficie selon ses besoins respectifs. Mais, il sied de dire qu’à l’instar de nombreux autres pays au sud du Sahara, l’accès aux services sociaux de base demeure un défi de taille. Cela est dû à la pauvreté, au manque de ressources, à l’insuffisance des infrastructures, à l’analphabétisme, à la défaillance des services d’accueil et d’information, déserts médicaux, à la cherté des médicaments et des traitements. Dégradation des services de santé, moyens financiers limités des ménages, infrastructures vétustes, manque d’équipement et de personnel, sans oublier la corruption…, autant d’éléments expliquant l’état sanitaire critique dans le continent. Aussi, les inégalités en matière de santé d’un pays à l’autre et dans un même pays ont, de tout temps, été source de préoccupation pour les prestataires et les administrateurs de la santé. La situation sanitaire de la plupart des pays d’Afrique subsaharienne continue d’inquiéter. Les taux de mortalité infantile et maternelle sont parmi les plus élevés au monde, et l’espérance de vie une des plus faibles. Et l’apparition du Covid-19  n’a rien arrangé.  

De Kinshasa à Brazzaville, en passant par Bangui, Yaoundé, Libreville, Cotonou ou Ouagadougou, Il semble impossible de ne pas associer l’Afrique au chaos sur le plan sanitaire. Tous ces facteurs entraînent de nombreuses conséquences sur la santé des populations, du reste aggravées par la persistance de plusieurs pandémies : VIH/ SIDA, Ebola, COVID-19, paludisme, tuberculose, rougeole, Mpox… Ainsi, à quelque cinq années de l’échéance de 2030, nos pays se trouvent plus que jamais à l’aube d’un tournant décisif. L’heure est à la Gestion axée sur les résultats (GAR) ; adieu à la navigation à vue. 

Dès lors, l’espoir est permis. L’émergence sanitaire est loin d’être une sinécure. Pour tout dire, la santé vaut un trésor. A tous, dirigeants et populations, j’aimerais surtout vous souhaiter de garder cette envie qui vous anime de prendre soin de vous. Enfin au nom de l'ensemble de mon équipe, j'adresse, à chaque lectrice et lecteur, mes vœux de bonne santé. Que cette deuxième moitié de l’année soit porteuse d'espoir et d'opportunités pour chacune et chacun d'entre vous. Mais, et surtout, bonne santé tout au long de l’année et prenez soin de vous et de vos proches.