DU BRUT AUX CERVEAUX : QUAND LA SNPC MISE SUR L’ÉDUCATION POUR PRÉPARER L’AVENIR DU CONGO
Face aux attentes légitimes des
populations, relayées lors des déplacements présidentiels, la Société Nationale
des Pétroles du Congo (SNPC) réaffirme son rôle de bras séculier de l’État.
Loin de se limiter à l’exploitation des hydrocarbures, la compagnie nationale,
sous l’impulsion de son Directeur général, Maixent Raoul Ominga, place la
construction d’établissements scolaires modernes au cœur de sa stratégie de
responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
Par
Wilfrid Lawilla DIANKABAKANA
Entre impératifs industriels et vision de long terme, la SNPC
entend démontrer que son engagement dépasse largement le secteur pétrolier.
Lors des récents déplacements du président de la République, Son
Excellence Monsieur Denis Sassou N’Guesso, les attentes des populations en matière
d’infrastructures de base se sont exprimées avec force. Parmi les priorités
figure la modernisation des établissements scolaires.
Pour Maixent Raoul Ominga, la position de la SNPC sur cette question
ne souffre d’aucune ambiguïté. « Il faut distinguer les doléances des
populations des insuffisances de l’État.
Les besoins légitimes des populations en infrastructures scolaires
modernes pour leurs enfants vont de soi. Nous sommes la Société nationale.
On a tendance à l’oublier, mais la société appartient à 100 % à l’État.
De ce fait, les orientations du gouvernement et du Président de la République
constituent pour nous des priorités », explique-t-il. Cette approche clarifie
le rôle que la compagnie entend jouer. Si la mission première de la SNPC demeure
l’accroissement de la production nationale d’hydrocarbures et le renforcement
de la souveraineté énergétique du pays, notamment à travers la Congolaise de
Raffinage (CORAF), sa mission sociétale en constitue un prolongement naturel.
Pour la Direction générale, l’ancrage de la SNPC dans l’économie
nationale se mesure également à sa capacité à contribuer durablement au développement
du Congo, à l’image des grandes compagnies internationales qui investissent
massivement dans leurs pays d’origine. « TotalEnergies possède ses tours à La
Défense, en France. ENI a les siennes à Milan.
Nous aussi, nous devons construire au Congo, comme les autres investissent
dans leur propre pays », souligne Maixent Raoul Ominga.
DES PROMESSES AUX RÉALISATIONS
Sur le terrain, les engagements se traduisent désormais par des
réalisations concrètes. Les projets de construction de plusieurs établissements
modernes, notamment le complexe scolaire de Talangaï, le lycée Simon-Pierre
Kikhounga Ngot de Louvakou, dans le département du Niari, ainsi que les écoles
de l’Amitié à Bacongo et Angola Libre à Makélékélé, sont à différents stades
d’achèvement.
Les derniers rapports de la Direction générale de l’enseignement
formel confirment l’avancement des travaux. Un procès-verbal officiel atteste
du respect des calendriers de livraison. Les infrastructures, déjà achevées ou
en voie de l’être, présentent un niveau de qualité et d’équipement encore
supérieur à celui du complexe scolaire de Talangaï. Dans les prochains jours,
la SNPC définira, en concertation avec les autorités compétentes, les modalités
de mise en service officielle de ces établissements. La compagnie examine
également les besoins de la Faculté des sciences ainsi que d’autres projets
prioritaires de l’Université.
FORMER LES
INGÉNIEURS DE DEMAIN
Pour la SNPC, investir dans l’école publique ne relève ni de
l’opportunité ni de la communication institutionnelle. Il s’agit d’un
investissement stratégique dans le capital humain. Le constat est simple : il
est difficile d’exiger des performances exceptionnelles d’un enfant qui étudie
dans des conditions précaires. L’amélioration des conditions d’apprentissage
constitue donc un préalable indispensable à toute politique ambitieuse de
développement.
Au-delà des bâtiments, la réflexion s’inscrit dans une perspective
de souveraineté économique et technologique. Pour développer et diversifier son
économie, le Congo doit disposer d’un vivier de compétences nationales
hautement qualifiées. À ce sujet, Maixent Raoul Ominga évoque régulièrement
l’exemple de pays ayant fait de la formation scientifique un levier stratégique
de leur indépendance. « Regardez ce qui se passe au niveau international. Si
l’Iran n’avait pas investi dans la formation de ses enfants, notamment de ses
ingénieurs, son histoire récente serait probablement différente.
Lorsque l’on observe le nombre d’ingénieurs qu’il forme chaque
année, on comprend pourquoi nous devons, nous aussi, investir massivement dans
notre jeunesse ».
En transformant durablement le paysage éducatif, des centres
urbains aux localités les plus éloignées, la SNPC ne construit pas seulement
des bâtiments scolaires. Elle contribue à poser les bases d’une souveraineté
intellectuelle, scientifique et technique, afin que les futures générations
d’ingénieurs, de chercheurs et de cadres congolais puissent demain porter le
développement économique et industriel du pays
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