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DR VINCENT DOSSOU SODJINOU REPRESENTANT DE L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE EN REPUBLIQUE DU CONGO

Creator : MANAGERS Vues : 20 vues Created : 15 heures, 2 minutes
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La santé publique demeure l’un des piliers essentiels du développement durable et du bien-être des populations. En République du Congo, les défis sanitaires restent nombreux, allant de la lutte contre les maladies transmissibles à la prise en charge croissante des maladies non transmissibles, en passant par le renforcement des systèmes de santé et la préparation aux urgences sanitaires.

Dans le cadre de notre dossier consacré aux enjeux de santé publique au Congo, nous avons sollicité l’expertise du Dr Vincent Dossou Sodjinou, représentant OMS dans le pays. À travers cet entretien, il partage son analyse des priorités sanitaires nationales, des progrès réalisés ces dernières années ainsi que des principaux défis à relever pour améliorer durablement l’accès aux soins et l’état de santé des populations. Dans un contexte régional marqué par la persistance de menaces épidémiques, notamment la maladie à virus Ebola, cet échange permettra également de mettre en lumière les stratégies de prévention, de surveillance et de riposte soutenues par l’OMS afin de renforcer la résilience du système de santé congolais et de mieux protéger les communautés..

 

Propos recueillis par Jérôme Batungassana

LE METROPOLIS :

Quelle est votre appréciation de la situation sanitaire actuelle en République du Congo et quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels le système de santé est confronté aujourd’hui ? DR VINCENT DOSSOU

SODJINOU : Je voudrais, à l’entame de mes propos, exprimer ma gratitude et mes remerciements à votre journal pour l’opportunité qui m’est offerte, en tant que Représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), de partager avec votre audience notre analyse, nos réalisations et nos perspectives concernant le système de santé de la République du Congo ainsi que les enjeux sanitaires de la région. Cela étant dit, je puis affirmer que la situation sanitaire actuelle de la République du Congo est globalement encourageante.

Le pays dispose d’un système de santé hiérarchisé, organisé de la base au sommet du découpage administratif national, et doté d’atouts majeurs.

 

À la base, on retrouve les centres de santé intégrés, suivis des hôpitaux de district, des hôpitaux de référence, des hôpitaux généraux et, au sommet de la pyramide sanitaire, du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Brazzaville, qui constitue l’hôpital national de référence.

Ces structures techniques sont soutenues par une organisation administrative cohérente comprenant les équipes-cadres de district, les directions départementales des soins et services de santé, les directions départementales de la population, ainsi que le ministère de la Santé et de la Population à travers ses différentes directions centrales et programmes spécialisés. Le pays bénéficie également de l’apport significatif des structures sanitaires privées, confessionnelles et militaires, qui contribuent à répondre aux besoins de santé des populations. À cela s’ajoute l’action de nombreuses organisations non gouvernementales et structures de la société civile engagées dans la promotion de la santé et le renforcement des services sanitaires. La République du Congo dispose par ailleurs de ressources humaines qualifiées et engagées, qui œuvrent quotidiennement pour améliorer le bien-être des populations.

 

Les interventions sanitaires sont mises en œuvre conformément aux six piliers du système de santé définis par l’OMS, à savoir : la gouvernance, les ressources humaines pour la santé, le financement, les prestations de services, les produits et technologies de santé, ainsi que l’information sanitaire. Ainsi, les populations ont accès à des services préventifs, notamment la vaccination, à des activités de promotion de la santé, à des soins curatifs de base et spécialisés, ainsi qu’à des interventions destinées à prévenir et à répondre aux urgences sanitaires.

 

Le secteur de la santé demeure également confronté à un financement insuffisant, avec un budget annuel inférieur aux engagements pris dans le cadre de la Déclaration d’Abuja, qui recommande aux États d’allouer au moins 15% de leur budget national à la santé.

 

Toutefois, des défis importants subsistent. Ceux-ci peuvent être analysés à travers chacun des piliers du système de santé. De manière générale, on peut citer l’insuffisance quantitative et qualitative des ressources humaines, ainsi que leur répartition inégale sur l’ensemble du territoire national. Le secteur de la santé demeure également confronté à un financement insuffisant, avec un budget annuel inférieur aux engagements pris dans le cadre de la Déclaration d’Abuja, qui recommande aux États d’allouer au moins 15 % de leur budget national à la santé.

 

D’autres défis concernent la gouvernance du secteur, notamment en matière de recevabilité et de leadership. Sur le plan de l’offre de soins, des améliorations restent nécessaires dans la mise en œuvre effective des soins de santé primaires, l’accès aux services dans les zones reculées, le renforcement de la résilience du système de santé face aux crises et la lutte contre la récurrence de certaines épidémies.

 

 

La mise en œuvre de la CAMU ouvre donc des perspectives prometteuses afin que les contraintes financières ne constituent plus un obstacle à l’accès aux soins.

 

Il convient toutefois de souligner que, s’appuyant sur les nombreux atouts du système de santé, le gouvernement et ses partenaires mettent progressivement en œuvre des mesures appropriées pour relever ces défis. À titre d’exemple, l’organisation récente du Conseil national de la santé ainsi que la décentralisation de la gestion des structures sanitaires de base vers les collectivités locales constituent des avancées importantes vers une gouvernance plus efficace et une recevabilité renforcée. En résumé, la situation sanitaire de la République du Congo est encourageante. Malgré les défis persistants, des réformes et des actions concrètes sont en cours pour améliorer durablement les performances du système de santé et garantir un meilleur accès aux soins pour l’ensemble de la population.

 

LE METROPOLIS : Quelles avancées significatives avez-vous observées ces dernières années dans le secteur de la santé, et quels sont aujourd’hui les principaux indicateurs sanitaires qui méritent une attention particulière ?

Le système de santé congolais a enregistré plusieurs avancées significatives ces dernières années. Je me limiterai à trois réalisations majeures. La première est le lancement de la Caisse d’Assurance Maladie Universelle (CAMU). Selon différentes enquêtes, près de 42% des dépenses de santé sont directement supportées par les ménages, et environ 19% d’entre eux font face à ce que nous appelons des dépenses catastrophiques de santé, c’est-à-dire des dépenses susceptibles de compromettre gravement leur situation économique. La mise en oeuvre de la CAMU ouvre donc des perspectives prometteuses afin que les contraintes financières ne constituent plus un obstacle à l’accès aux soins. Cette réforme représente une étape essentielle vers la réalisation de la couverture sanitaire universelle, à laquelle le Congo, comme l’ensemble des États membres de l’OMS, a souscrit.

La deuxième avancée concerne le renforcement des infrastructures hospitalières à travers la construction d’hôpitaux modernes de dernière génération. Parmi les réalisations récentes figurent notamment les nouveaux hôpitaux généraux inaugurés l’année dernière à Sibiti, dans le département de la Lékoumou, et à Ouesso, dans la Sangha.

 

Ces investissements viennent consolider un réseau hospitalier déjà relativement bien structuré et contribuent à améliorer l’offre de soins spécialisés sur l’ensemble du territoire national.

La troisième avancée majeure réside dans la relance des soins de santé primaires à travers diverses initiatives, notamment la stratégie opérationnelle développée par l’OMS et l’approche Mavimpi Ya Mboté mise en oeuvre par l’UNICEF. Cette dynamique vise à renforcer les structures sanitaires de première ligne, en particulier les centres de santé intégrés (CSI) et les équipescadres des districts sanitaires, afin qu’ils disposent des capacités organisationnelles et des ressources nécessaires pour fournir aux populations, y compris dans les zones reculées et enclavées, le paquet minimum d’activités de santé essentielles.

S’agissant des indicateurs sanitaires, l’état de santé d’une population s’apprécie généralement à travers trois grandes catégories d’indicateurs : les indicateurs de mortalité, les indicateurs de morbidité et les déterminants de la santé. Les indicateurs de mortalité renseignent notamment sur l’espérance de vie et les différentes causes de décès. À ce niveau, plusieurs résultats sont encourageants.

 

Selon les données de la Banque mondiale et de l’OMS, l’espérance de vie à la naissance en République du Congo a progressé de plus de 18 années depuis l’indépendance, passant d’environ 48 ans en 1960 à près de 66 ans en 2024.

Cette amélioration s’est particulièrement accélérée depuis les années 2000, avec un gain estimé à près de 13 années. On observe également une réduction significative de la mortalité maternelle ainsi que des progrès notables dans la diminution des décès néonatals, infantiles et infanto juvéniles.

Les indicateurs de morbidité permettent quant à eux de mesurer le poids des maladies au sein de la population.

Concernant la tuberculose, l’incidence était estimée à 379 cas pour 100 000 habitants en 2025, avec un taux de succès thérapeutique avoisinant 85 %. Des efforts importants restent cependant nécessaires dans la lutte contre le VIH/SIDA, avec environ 11 000 nouvelles infections signalées la même année. Le paludisme demeure, pour sa part, la première cause de consultation et d’hospitalisation dans le pays, représentant près de 53 % de la morbidité enregistrée.

Enfin, les déterminants de la santé concernent les facteurs environnementaux, sociaux et économiques qui influencent l’état de santé des populations. À cet égard, l’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement demeure insuffisant, avec des disparités particulièrement marquées entre les zones urbaines et rurales. Il convient toutefois de souligner que l’ensemble des indicateurs sanitaires mérite une attention soutenue.

 

Le pays bénéficie également de l’apport significatif des structures sanitaires privées, confessionnelles et militaires, qui contribuent à répondre aux besoins de santé des populations.

 

Bien que plusieurs progrès aient été réalisés, les performances actuelles restent encore en deçà des cibles fixées par les Objectifs de Développement Durable (ODD), et les tendances observées laissent penser que leur atteinte à l’horizon 2030 demeure un défi majeur.

L’analyse du fardeau de la maladie, mesuré à travers les années de vie ajustées sur l’incapacité (DALYs), montre que le VIH/SIDA demeure la principale cause de perte d’années de vie en bonne santé au Congo.

 

Il est suivi par le paludisme, les infections respiratoires, les affections néonatales et les maladies diarrhéiques. Ces pathologies doivent continuer à faire l’objet d’une attention particulière, au même titre que les épidémies récurrentes qui représentent une menace croissante pour la santé publique. La poursuite des investissements dans les soins de santé primaires, la prévention, la couverture sanitaire universelle et la résilience du système de santé sera déterminante pour accélérer les progrès sanitaires du pays au cours des prochaines années.

 

Quelles sont aujourd'hui les principales maladies transmissibles qui préoccupent l'OMS au Congo ?

Merci pour cette question importante. Il convient d’emblée de préciser que le Congo fait actuellement face à un triple fardeau sanitaire : les maladies infectieuses, la progression des maladies non transmissibles et les défis liés à la santé maternelle et infantile.

À cela s’ajoute, de manière transversale, la récurrence de certaines épidémies, notamment la rougeole. En matière de maladies transmissibles préoccupantes, figurent bien entendu les maladies prioritaires que j’ai évoquées précédemment, à savoir le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose. Cependant, je souhaiterais ici mettre un accent particulier sur les maladies tropicales négligées, telles que la lèpre, l’ulcère de Buruli et le pian, dont les incidences nationales demeurent supérieures aux seuils attendus par l’OMS. À ce jour, le Congo n’a encore éliminé aucune de ces maladies tropicales négligées, alors même que l’échéance de 2030 fixée pour l’élimination d’au moins l’une d’entre elles approche rapidement. Je souhaite donc plaider en faveur d’un renforcement des stratégies de prévention, de surveillance, de contrôle et d’élimination de ces maladies, afin que la République du Congo puisse rejoindre le cercle des pays ayant réussi à éliminer au moins une maladie tropicale négligée d’ici 2030.

 

Face au risque persistant de propagation de la maladie à virus Ebola dans la région, quelles sont aujourd'hui les principales mesures préventives recommandées par l'OMS aux populations et aux autorités sanitaires pour limiter la transmission du virus ?

 

Selon différentes enquêtes, près de 42% des dépenses de santé sont directement supportées par les ménages, et environ 19% d’entre eux font face à ce que nous appelons des dépenses catastrophiques de santé

 

L’épidémie actuelle de maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda demeure préoccupante. Cette inquiétude est liée, d’une part, au virus en circulation, pour lequel les options de vaccination et de traitement restent limitées, et, d’autre part, au contexte sécuritaire qui complique l’accès des équipes sanitaires aux zones affectées et entrave les opérations de riposte.

 

Toutefois, il est important de souligner que la RDC et plusieurs pays africains disposent aujourd’hui d’une solide expérience dans la gestion des épidémies d’Ebola. Cette expertise repose notamment sur les directives techniques élaborées par l’OMS, qui encadrent aussi bien la réponse dans les pays touchés que la préparation dans les pays exposés au risque de propagation. Dès le début de l’épidémie, l’OMS a procédé à une évaluation des risques dans les pays voisins et a formulé plusieurs recommandations. Celles-ci portent principalement sur le renforcement de la préparation et de la riposte, à travers le contrôle sanitaire aux points d’entrée, la surveillance épidémiologique active, l’activation des mécanismes nationaux de coordination et une forte mobilisation communautaire.

 

Il convient également de rappeler que l’OMS ne recommande actuellement aucune restriction des voyages ni des échanges commerciaux sur la base des informations disponibles. Au-delà de cette épidémie, il est nécessaire de mener une réflexion plus large. L’Afrique enregistre chaque année plus d’une centaine de situations d’urgence sanitaire, et la RDC en est déjà à sa dix-septième épidémie d’Ebola.

 

Nos systèmes de santé fonctionnent encore trop souvent dans une logique de réaction aux crises. Il est temps de construire des systèmes de santé résilients capables de prévenir les épidémies, de les détecter précocement et d’y répondre efficacement. Les leçons tirées de la pandémie de Covid-19 ont montré l’importance de renforcer l’autonomie sanitaire du continent. Des avancées encourageantes ont été réalisées, notamment avec les initiatives de production locale de vaccins en Afrique, la création de l’Agence africaine du médicament et la révision du Règlement sanitaire international afin de favoriser un accès plus équitable aux contre-mesures médicales.

 

Ces initiatives méritent un soutien politique et financier accru. S’agissant des mesures individuelles de prévention, les populations doivent savoir qu’Ebola est une maladie grave mais évitable. Le virus se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les objets contaminés, ainsi que par la manipulation ou la consommation d’animaux infectés. Les symptômes les plus fréquents sont la fièvre, les vomissements, la diarrhée, les douleurs musculaires, une fatigue intense et, dans certains cas, des saignements à un stade avancé de la maladie.

 

Les principales mesures préventives recommandées par l’OMS sont les suivantes : se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou avec une solution hydro alcoolique ; éviter tout contact avec une personne malade ou décédée d’Ebola ; ne pas manipuler ni consommer des animaux trouvés morts en forêt ; respecter les consignes des autorités sanitaires lors des alertes épidémiques ; consulter immédiatement un centre de santé ou signaler aux autorités toute personne présentant des symptômes évocateurs de la maladie.

 

Comment l'OMS accompagne-t-elle les pays de la sous-région dans le renforcement de la surveillance épidémiologique, la sensibilisation communautaire et la préparation des structures de santé afin de prévenir d'éventuelles flambées d'Ebola ?

Au niveau stratégique et politique, l’OMS a lancé en collaboration avec Africa CDC le plan continental de réponse dans les pays touchés et de préparation dans les pays à risque. Ce plan de 518 millions de dollars fait actuellement l’objet de mobilisation politique et d’une mobilisation de ressources. A ce titre une réunion des chefs d’état et de gouvernement de l’Union Africaine a été organisée le 16 juin 2026 avec la participation du Directeur Général de l’OMS, le Docteur Tedros Adhanom GEBRHEYESUS.

 

Cette réunion a permis d’obtenir des engagements de financement des Etats membres de l’Union Africaine et de leurs partenaires, de renforcer l’engagement des pays africains à s’approprier et diriger la préparation et la réponse, et à utiliser cette urgence pour renforcer la résilience des systèmes de santé et prévenir les futures épidémies. Dans cette épidémie, l’OMS mobilise les partenaires et travaille conjointement avec eux pour des appuis concertés aux pays selon les domaines de prédilection de chaque partenaire.

Au niveau opérationnel, l’OMS apporte des appuis techniques, financiers et logistiques aux pays à risque de la région pour les accompagner dans la mise en œuvre des recommandations formulées et ainsi renforcer leur niveau de préparation. A titre d’illustration, pour améliorer le niveau de préparation de la République du Congo, l’OMS a fait une donation de 20 tonnes de médicaments et autres logistiques, appuyé la formation de 55 acteurs des hôpitaux sur la prise en charge des cas et la prévention et contrôle de l’infection et appuyé la mise en place des mécanismes de contrôle sanitaire aux frontières.

 

L’OMS Congo a appuyé le développement des messages de sensibilisation qui sont diffusés sur les ondes des chaines locales et appuyé la conception et la multiplication des dépliants et supports de sensibilisation sur la maladie. L’OMS accompagne aussi les pays pour l’organisation des exercices de simulation pour tester les capacités des systèmes de santé dans la détection et la gestion de l’épidémie.

 

 

Quels progrès ont été réalisés dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile, et quels sont aujourd’hui les principaux obstacles qui freinent encore l’amélioration de la santé des mères et des enfants ?

Au plan continental, les progrès sont lents. La mortalité maternelle pour l’Afrique est passée de 518 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2018 à 442 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2023 soit plus du double du taux mondial. Les progrès en matière de mortalité maternelle sont variables selon les pays. Au Congo, la tendance à la baisse est plus marquée depuis 2020. Selon l'Observatoire National des Décès Maternels, Néonatals et Infantiles (ODMNI), la mortalité maternelle est passée de 473 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en 2020 à 260 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2025 ; la mortalité néonatale est passée de 28 décès pour 100 naissances à 18 décès pour 1000 naissances.

 

Le paludisme demeure, pour sa part, la première cause de consultation et d’hospitalisation dans le pays, représentant près de 53% de la morbidité enregistrée.

 

Ces performances sont induites par le programme national de gratuité de la césarienne, la gratuité de la prise en charge du paludisme chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 15 ans ainsi que la distribution gratuite des moustiquaires imprégnées aux femmes enceintes et aux enfants. Le pays a également adopté le partogramme, nouveau guide de l’OMS pour le suivi du travail d’accouchement qui permet une prise de décision rapide en cas de travail difficile. Le pays renforce aussi la pratique des audits des décès maternels afin d’analyser chaque décès maternel, en tirer les leçons pour améliorer la prise en charge des grossesses et des accouchements.

 

Malgré ces progrès, la santé maternelle et néo-natale rencontre encore des défis. L’adoption des méthodes contraceptives est encore faible liée le plus souvent à des barrières culturelles ou aux difficultés d’accès aux services de planning familial. L’accès insuffisant aux soins de santé primaires et les blocages financiers limitent le suivi prénatal des grossesses et les accouchements assistés par du personnel qualifié dans certaines localités. Au moins 78% des décès maternels sont dus au retard à la prise en charge dans les structures de soins. Pour corriger cette situation, l’OMS vient de lancer un projet de référence obstétricale visant à mettre en réseau les maternités pour éviter les retards d’évacuation sanitaire et de prise en charge.

 

Comment l’OMS accompagne-t-elle les programmes nationaux de vaccination ? Quels efforts restent à fournir pour atteindre une couverture vaccinale optimale ?

Dans le domaine de la vaccination, l’OMS apporte aux programmes nationaux de vaccination un soutien stratégique, technique et opérationnel afin de les aider à atteindre les objectifs fixés par l’Agenda pour l’immunisation 2030. Cet accompagnement repose sur les recommandations et orientations scientifiques élaborées par les groupes consultatifs d’experts et des sages ainsi que les comités techniques internationaux. En République du Congo, l’OMS a notamment soutenu le Gouvernement dans l’élaboration de la stratégie nationale de vaccination ainsi que de plusieurs directives techniques. Nous avons également facilité des dialogues politiques de haut niveau et fourni une assistance technique pour l’introduction de nouveaux vaccins, notamment ceux contre le cancer du col de l’utérus lié au papillomavirus humain (HPV) et contre la maladie à virus Ebola de souche Zaïre.

 

Par ailleurs, l’OMS poursuit son engagement aux côtés des États pour l’éradication de la poliomyélite et l’élimination de plusieurs maladies évitables par la vaccination, notamment la rougeole. Nous travaillons en étroite collaboration avec de nombreux partenaires, dont l’Alliance Gavi, afin de renforcer les systèmes de vaccination et d’améliorer les performances des programmes nationaux.

Ces efforts commencent à produire des résultats encourageants. En République du Congo, la couverture de la troisième dose du vaccin pentavalent est passée de 73% en 2023 à 84% en 2025.

 

De même, la poliomyélite due au poliovirus sauvage a été éradiquée dans la plupart des pays de la Région africaine. Cependant, d’importants défis subsistent.

 

Pour atteindre une couverture vaccinale optimale, nos pays doivent garantir une disponibilité continue des vaccins, renforcer les systèmes logistiques, notamment la chaîne du froid, améliorer la qualité des données de vaccination et intensifier les activités de communication afin de lutter contre les rumeurs et la désinformation qui alimentent l’hésitation vaccinale. Il est également essentiel de renforcer la mise en œuvre de stratégies éprouvées telles que l’approche « Atteindre chaque district » (RED) et l’initiative « The Big Catch- Up », qui vise à rattraper les enfants n’ayant pas reçu leurs vaccins pendant la pandémie de Covid-19.

Enfin, les États doivent accroître progressivement leur contribution au financement national de la vaccination afin d’assurer la pérennité des acquis et de réduire leur dépendance vis-à-vis des financements extérieurs.

 

L’atteinte d’une couverture vaccinale optimale ne dépend pas uniquement de la disponibilité des vaccins ; elle repose également sur la confiance des populations, la performance des systèmes de santé et l’engagement durable des gouvernements en faveur de l’immunisation.

 

Les maladies cardiovasculaires, le diabète et les cancers sont en progression en Afrique.

Quelle est la situation au Congo ?

Les maladies cardiovasculaires (MCV), le diabète et les cancers sont effectivement parmi les principales maladies non transmissibles (MNT) en nette progression en Afrique. Cette augmente s’explique par des facteurs favorisants tels l’espérance de vie qui a augmenté, l’urbanisation, le manque d’activités sportives, une alimentation déséquilibrée riche en graisses, en sucre et en sel ainsi que la consommation du tabac ou de l’alcool. D’un autre côté les capacités insuffisantes de diagnostic précoce, de prise en charge et de traitement expliquent cette tendance.

 

Au Congo, les estimations établies par l’OMS en 2018 indiquent que les MNT sont à l’origine de 35% de tous les décès dont 14% par MCV.

Au premier trimestre de 2025, près de 10 000 cas d’hypertension artérielle et près de 5 000 cas de diabète ont été rapportés dans les centres de santé intégrés. Pour renforcer la lutte contre ces MNT, l’OMS appuie le gouvernement pour le développement des plans stratégiques nationaux, des directives techniques de prise en charge ainsi que pour la mise en oeuvre du projet WHOPEN qui vise à améliorer la prise en charge des MNT dans les CSI ; il y a aussi le projet PEN-plus pour la prise en charge des cas graves des MNT dans les hôpitaux. L’OMS plaide actuellement pour la conduite des enquêtes nationales devant permettre d’avoir les données actualisées sur les MNT. Je veux ici saluer les efforts du Gouvernement dans la lutte contre les MNT notamment la construction en cours d’un service de radiothérapie et le renforcement des mécanismes de lutte contre les maladies mentales.

 

Quelles stratégies de sensibilisation devraient être renforcées pour mieux prévenir les maladies chroniques au sein des populations, et quels investissements prioritaires sont nécessaires pour améliorer leur prise en charge en République du Congo ?

 

S’agissant des indicateurs sanitaires, l’état de santé d’une population s’apprécie généralement à travers trois grandes catégories d’indicateurs : les indicateurs de mortalité, les indicateurs de morbidité et les déterminants de la santé.

 

La prévention des maladies chroniques doit reposer sur une approche globale, associant la promotion de modes de vie sains, le dépistage précoce et une forte mobilisation sociale. Il est essentiel de renforcer les actions de sensibilisation sur les principaux facteurs de risque, notamment le tabagisme, la consommation nocive d'alcool, la mauvaise alimentation, la sédentarité et l'obésité. Les populations doivent être davantage informées de l'importance de pratiquer une activité physique régulière, d'adopter une alimentation équilibrée et de contrôler périodiquement certains paramètres de santé, tels que la tension artérielle, la glycémie ou encore le poids. Une meilleure connaissance de ces facteurs de risque permet d'agir en amont, de prévenir l'apparition des maladies non transmissibles et de réduire leurs complications, souvent lourdes de conséquences pour les individus, les familles et le système de santé. Dans cette dynamique, les médias ont un rôle absolument déterminant à jouer. Ils sont des partenaires stratégiques de santé publique, capables de diffuser des messages de prévention crédibles, accessibles et adaptés aux différentes catégories de la population. À travers des émissions, des reportages, des débats, des chroniques spécialisées et des contenus numériques, ils contribuent à promouvoir des comportements favorables à la santé, à lutter contre la désinformation et à renforcer les connaissances des citoyens.

 

Le renforcement de la collaboration entre les autorités sanitaires, les professionnels de santé et les médias constitue ainsi un levier majeur pour faire de la prévention un véritable réflexe au sein des communautés.

L'OMS accompagne le Gouvernement congolais dans cette démarche à travers plusieurs initiatives de prévention et de promotion de la santé. Au-delà de son appui au renforcement des capacités des services de santé et à la mise en œuvre du Paquet d'interventions essentielles contre les maladies non transmissibles (PEN), l'OMS au Congo développe également des campagnes innovantes de mobilisation communautaire, notamment sur les réseaux sociaux, avec l'appui de volontaires en ligne.

 

 

Des initiatives telles que « Vacances Santé », les campagnes de sensibilisation sur le VIH ou encore le «Défi 28 jours sans tabac » ont permis de toucher des millions de personnes, en particulier les jeunes, grâce à des messages de prévention adaptés à leurs réalités. Ces expériences démontrent que la communication numérique et l'engagement citoyen constituent aujourd'hui des outils puissants pour prévenir les maladies chroniques, combattre les fausses informations et promouvoir durablement une véritable culture de la santé au sein de la population. Toutefois, des investissements prioritaires demeurent indispensables pour améliorer la prise en charge des maladies non transmissibles (MNT). Je souhaiterais notamment attirer l'attention sur la santé mentale, qui reste un domaine insuffisamment développé en République du Congo.

 

À ce jour, le pays ne dispose pas d'un hôpital spécialisé dans la prise en charge des troubles psychiatriques et des autres affections de santé mentale.

L'OMS a appuyé la réalisation d'une enquête pilote sur les troubles mentaux au Congo, dont les résultats ont mis en évidence l'importance de renforcer l'offre de soins dans ce domaine. Parmi les recommandations prioritaires figure la construction d'un hôpital psychiatrique moderne, capable d'offrir des soins spécialisés, de qualité et respectueux des droits des patients. Cet investissement constitue aujourd'hui l'une des priorités identifiées pour améliorer la prise en charge des maladies non transmissibles.

 

Des actions de plaidoyer sont actuellement menées auprès des partenaires techniques et financiers afin de mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation de ce projet structurant pour le système de santé congolais.

 

Comment évaluez-vous l’état actuel des ressources humaines de santé en République du Congo, et quelles sont les principales priorités en matière de formation et de renforcement des compétences du personnel soignant ?

Je veux d’abord saluer toutes les ressources humaines en santé pour les efforts et les sacrifices quotidiens qu’elles consentent au service de la population congolaise. Cette reconnaissance est d’autant plus justifiée et nécessaire que la densité du personnel de santé au Congo est inférieure aux normes recommandées par l’OMS. Ce personnel, déjà en nombre limité, est en outre inégalement réparti sur le territoire. À titre d’exemple, près de 77% des médecins sont concentrés à Brazzaville et à Pointe-Noire. Les priorités en matière de formation concernent l’ensemble des spécialités médicales et paramédicales. Le nombre de médecins généralistes et spécialistes, de sages-femmes, d’infirmiers, d’ingénieurs biomédicaux et d’autres catégories de professionnels formés chaque année par les différentes universités demeure insuffisant pour permettre au Congo d’atteindre la couverture sanitaire universelle.

 

Par ailleurs, certaines spécialités connaissent une situation particulièrement préoccupante, notamment la psychiatrie, la santé mentale, la puériculture, l’orthophonie, entre autres, où les effectifs sont très faibles, voire inexistants. Il est donc important de prendre des mesures visant à accroître la production de ressources humaines en santé, tant à travers les universités locales que par le renforcement de la coopération Sud-Sud, comme c’est déjà le cas avec Cuba, ainsi que de la coopération Sud-Nord.

 

Dans un contexte où le financement de la santé demeure un défi majeur pour de nombreux pays africains, quelles solutions préconisez-vous et quel rôle les partenariats publics, privés et internationaux peuvent-ils jouer dans le renforcement du système de santé congolais ?

Depuis les remous observés dans le multilatéralisme et l'arrêt du financement de l'OMS ainsi que de quelques autres organisations et interventions par certains pays, l'OMS met l'accent sur le renforcement des mécanismes visant à améliorer la prévisibilité des ressources financières et, par ricochet, à réduire les risques financiers auxquels l'Organisation est confrontée. Après des mesures douloureuses ayant conduit à la séparation d'un nombre important de ressources humaines, l'Organisation met de plus en plus l'accent sur la mobilisation locale des ressources. Dans ce cadre, ici au Congo, l'OMS travaille à renforcer les partenariats avec les fondations, les sociétés et entreprises, les ONG et les autres institutions de la société civile. Nous avons conduit des dialogues politiques et des actions de plaidoyer auprès de diverses autorités nationales afin d'obtenir des financements spécifiques additionnels pour le bureau pays de l'OMS au Congo. Nous avons obtenu des résultats positifs avec certaines fondations, notamment la Fondation SNPC, avec laquelle nous avons signé deux projets d'accord, ainsi qu'avec la Fondation MTN, avec laquelle nous organisons, aux côtés d'autres partenaires, des campagnes de soins gratuits en faveur des groupes vulnérables.

 

Nous sommes dans l'attente du retour d'autres institutions. Je saisis l'opportunité de cet entretien pour lancer un appel à d'autres structures afin qu'elles fassent confiance à l'OMS. Nous sommes une organisation de référence en matière de santé, dotée d'une expertise technique avérée dans les questions sanitaires, de mécanismes et de procédures internes éprouvés. L'OMS est une organisation redevable, disposant de mécanismes de reddition des comptes fonctionnels.

 

Je les invite à nous rejoindre dans le cadre de leur responsabilité sociétale des entreprises pour soutenir des interventions à fort impact qui renforceront la résilience du système national de santé, garantiront l'offre de soins de qualité jusqu'au dernier kilomètre, apporteront la joie et le sourire aux groupes vulnérables en matière de santé et accéléreront la marche du pays vers la couverture sanitaire universelle. Cet appel à la mobilisation locale des ressources, je le lance également en faveur des autres agences et institutions, dont l'UNICEF, le FNUAP, le PAM, etc., afin que chacune de ces organisations puisse, dans son domaine d'avantage comparatif, apporter l'accompagnement nécessaire au Gouvernement pour améliorer les performances du système de santé et contribuer à l'atteinte des Objectifs de développement durable. C'est dans ce cadre que nous travaillons à accompagner le ministère de la Santé et de la Population dans le renforcement du partenariat public-privé et de la coopération Sud-Sud afin de mobiliser les ressources dont le système national de santé a besoin.

 

Quelle place la recherche scientifique occupe-t-elle dans les stratégies de santé publique soutenues par l’OMS, et quels projets innovants développés en République du Congo mériteraient, selon vous, d’être davantage valorisés et soutenus ?

La recherche scientifique occupe une place centrale dans les stratégies de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Une recherche de qualité, fondée sur des données scientifiques solides, est indispensable pour améliorer la santé des populations, réduire les inégalités en matière de santé et permettre à l’OMS d’atteindre son objectif fondamental : amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible. À une époque où les besoins sont considérables et les ressources limitées, il est essentiel que les politiques et les pratiques de santé publique reposent sur les meilleures connaissances scientifiques disponibles.

 

Cette exigence s’inscrit pleinement dans la Stratégie régionale de la recherche pour la santé 2016-2025, adoptée par les États membres de l’OMS Afrique lors de la 65è session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique. De manière générale, la recherche scientifique demeure insuffisamment développée dans nos pays, principalement en raison du manque de financements. C’est pourquoi l’OMS recommande que 5 % du budget alloué au secteur de la santé soient consacrés à la recherche, afin de soutenir la production de connaissances et l’innovation au service des systèmes de santé.

En République du Congo, la création récente d’un ministère en charge de la Recherche scientifique constitue une avancée importante qui contribuera à renforcer l’environnement national de la recherche et de l’innovation.

 

À ce jour, la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale (FCRM), dirigée par le Professeur Francine Ntoumi, demeure l’une des institutions les plus emblématiques du pays en matière de recherche en santé. Par la qualité de ses travaux et son rayonnement international, elle fait la fierté de la République du Congo et mérite d’être davantage soutenue et valorisée.

 

C'est dans ce cadre que nous travaillons à accompagner le ministère de la Santé et de la Population dans le renforcement du partenariat public-privé et de la coopération Sud-Sud afin de mobiliser les ressources dont le système national de santé a besoin.

 

Quelles sont les priorités stratégiques de l'OMS pour la République du Congo au cours des prochaines années ?

Le Gouvernement de la République du Congo et l’OMS ont lancé, en décembre 2025, la nouvelle Stratégie de coopération 2025-2028, qui constitue la feuille de route commune pour accompagner la transformation du système de santé au cours des prochaines années. Alignée sur les priorités nationales de développement et sur les Objectifs de développement durable (ODD), cette stratégie traduit notre ambition commune de bâtir un système de santé plus performant, plus équitable et plus résilient, au service de toutes les populations.

 

Cette stratégie s’articule autour de quatre priorités stratégiques, à savoir : la promotion d’un meilleur état de santé et du bien-être des populations ; le renforcement des capacités nationales en matière de gouvernance, de financement de la santé et de développement du capital humain en vue de la couverture sanitaire universelle ; le renforcement de la sécurité sanitaire, de la prévention et de la riposte aux épidémies, ainsi que de l’approche « Une seule santé » ; enfin, le renforcement de la mise en œuvre des soins de santé primaires, de l’offre de soins de qualité et de l’équité en santé à toutes les étapes de la vie.

 

À travers ces priorités, nous voulons contribuer à la concrétisation de la vision de « Santé pour tous » portée par Son Excellence Denis Sassou N’Guesso, Président de la République, Chef de l’État, et participer à la construction d’un système de santé fort, résilient et capable de répondre efficacement aux besoins sanitaires des communautés.

 

 

Quel message souhaiteriez-vous adresser aux décideurs politiques, aux professionnels de santé ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, et quelle est votre vision de l’avenir de la santé publique en République du Congo ?

Aux décideurs politiques, je voudrais d’abord exprimer mes félicitations pour la vision de « santé pour tous », l’érection de la santé comme l’une des priorités nationales majeures de la politique nationale de développement. Je salue les efforts majeurs pour la construction d’un tissu hospitalier moderne et adéquatement réparti dans les départements. Mon plaidoyer sera de demander que les interventions soient renforcées pour la mise en œuvre des soins de santé primaires avec une bonne composante de santé communautaire. L’OMS réitère sa disponibilité et son engagement indéfectible à être un acteur disponible, dévoué, fiable et redevable pour accompagner la mise en œuvre du plan national de développement sanitaire. Je demande aux partenaires techniques et financiers de continuer à faire confiance à l’OMS. Nous continuerons de jouer notre rôle de leader et de coordination des partenaires santé. Je sollicite que des ressources financières soient mises à disposition de l’OMS et des autres partenaires pour accompagner le Gouvernement dans l’amélioration des performances du système sanitaire national. Quant aux professionnels de santé, je leur demande de poursuivre les efforts pour la qualité et la sécurité des soins dans nos formations sanitaires et pour la santé et le bien-être dans nos communautés.

 

L’OMS et les partenaires continueront de vous apporter leur soutien dans cette noble mission. En termes de vision, mon travail et mon engagement sont d’accompagner la vision des autorités nationales en matière de santé et de développement. Dans cette lancée, je m’attellerai à assurer l’alignement des interventions stratégiques et opérationnelles de cette vision avec les axes stratégiques du quatorzième programme général de travail de l’OMS que sont la promotion de la santé, la protection des communautés contre les urgences sanitaires et l’offre qualitative des soins de santé pour la couverture sanitaire universelle.

 

Si vous deviez résumer en une phrase la mission de l'OMS au Congo, quel message souhaiteriez-vous transmettre à la population congolaise ?

La mission de l’OMS Congo que je dirige est de travailler avec le gouvernement et les différentes parties prenantes pour faire en sorte que chaque congolais, où qu’il se trouve sur le territoire national, et quel que soit son statut économique, puisse recevoir en temps réel les soins de qualité dont il a besoin, quand il en a besoin et sans aucun type de tracasseries.

 

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