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Nous vivons dans une époque difficile, pour les jeunes sortants d'apprentissage ou des hautes étude

Creator : DEDE Vues : 246 vues Created : 10 mois, 2 semaines
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Ils consultent des offres d'emploi, où l'on trouve des expressions comme celles-ci : "Prière de se présenter avec curriculum vitae ou avec références et prétentions". L'employeur moderne exige pour faire un choix rapide, que les postulants se présentent avec des documents qui attestent leur savoir-faire. C'est un peu ce que Dieu voulait dire à Moïse quand il lui a demandé : "Qu'as-tu dans ta main ?" "Voyons Moïse, quelles sont tes références et tes prétentions ?" Dieu avait besoin d'un homme pour aller en Egypte, et délivrer un peuple de l'esclavage dans lequel il se trouvait depuis quatre siècles. Aujourd'hui, Dieu a besoin d'évangélistes, d'hommes et de femmes, pour aller délivrer un autre peuple qui est esclave dans une autre Egypte et sous un autre Pharaon, c'est à dire esclaves de leur propre égoïsme sous le joug du mal omniprésent en ce monde injuste. Dieu a besoin de responsables pour son Eglise, de pasteurs ou de prêtres, d'enseignants de la Parole, de missionnaires, de médecins et d'infirmières pour les pays pauvres. Il a besoin d'éducateurs chrétiens, il a besoin de jeunes gens et de jeunes filles pour instruire la nouvelle génération,

"Qu'as-tu dans ta main, Moïse ?" Quarante ans plus tôt Dieu était déjà venu le trouver. Moïse était alors un homme très sûr de lui et conscient de sa valeur. N'était-il pas considéré comme le fils de la fille du Pharaon ? N'avait-il pas été élevé dans toute la sagesse des Egyptiens ? Si quelqu'un devait faire l'affaire de Dieu, c'était bien lui. Mais nous connaissons son lamentable échec et l'histoire de sa fuite au désert. Et là, il va apprendre la dure leçon de l'humilité. Il gardera les troupeaux d'un autre, derrière le désert, loin de la route des caravanes. Et cet apprentissage-là va durer 40 ans.
Et 40 ans plus tard, Dieu vient retrouver Moïse. Mais ce n'est plus le grand Moïse d'autrefois, c'est maintenant Moïse le berger, abaissé, brisé, tellement humilié qu'il ne croit plus faire l'affaire de personne, au point qu'il va discuter avec Dieu et dire : "Non Seigneur, choisis n'importe qui, mais pas moi. Et puis, tu sais, Seigneur, que je ne parle pas bien. J'ai la langue empâtée et je trébuche sur certains mots. Mais regarde mon frère Aaron, il a, lui, un bagout de Parisien. Alors, si tu veux choisir quelqu'un, choisis-le, lui, mais pas moi, je ne parle pas assez bien pour toi".
Sans doute Aaron parlait-il mieux que Moïse, mais dans son oeuvre, Dieu ne veut pas des beaux parleurs. Plus que des hommes qui parlent bien, il veut des hommes qui parlent juste.
Dieu a donc posé son regard sur Moïse, et il le pose aussi sur vous. Peut-être y a-t-il chez vous comme un sursaut d'étonnement, parce que, étant jeune vous avez cru pouvoir refaire le monde. Hélas ! La vie est tellement marquée par des échecs, tellement gâchée, que l'on croit parfois ne plus faire l'affaire de personne.
Dieu pourtant vous regarde. Ecoutez ce qu'il vous dit : "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés » Non pas vous qui avez fait de votre vie une réussite, mais qui êtes fatigués et chargés" (Matthieu 11 : 28) ; c'est-à-dire parfois plus fatigué de vous-même que des autres, chargé d'échecs et de déceptions.
C'est à Pierre, un petit maître-pêcheur que Jésus a dit : "Je te ferai pêcheur d'hommes".
C'est à Lévi, un collaborateur au service de l'occupant, qu'il a adressé cet appel laconique : "Suis-moi !"
Et c'est à Moïse le berger qu'il a adressé cet appel à le servir.
3 x 40 = 120 : La vie de Moïse peut se découper en trois périodes d'égales longueurs. Il a vécu 120 ans, ce qui, divisés par trois, donne 3 x 40 ans. Pendant les 40 premières années de sa vie, Moïse a appris à être quelqu'un. Pendant les 40 années qui ont suivi, il a appris à n'être rien, et pendant les 40 dernières, Dieu s'est plu à montrer au monde ce qu'il pouvait faire avec un homme qui n'était plus rien !
Dieu lui dit : "Qu'as-tu dans ta main ?" Dans sa main il avait une houlette de berger, en réalité un bâton. Rien d'autre qu'un bâton qui était le symbole de sa profession, de son activité dans le désert, de sa prééminence sur le troupeau. Sa vie était résumée par ce bâton qu'il tenait en main. Et Dieu lui a demandé : "Qu'as-tu dans ta main ?" Un bâton, rien qu'un bâton, mais Dieu veut employer ce bâton.
Mais avant de l'employer, Dieu va lui faire une terrible révélation. Il lui dit : "Jette ton bâton par terre". Moïse s'attend à tout, sauf à ce qui va suivre : Il voit le bâton se tortiller et devenir un serpent. Ses yeux s'écarquillent d'épouvante ; le serpent est si terrible d'aspect, qu'il s'enfuit devant lui. Moïse était pourtant un homme de guerre, de plus il savait comment tuer les serpents ; il en avait tué bien d'autres dans sa vie. Mais un serpent pareil, il n'en n'avait jamais vu. Quelle terrible leçon ! Ah ! Il en avait appris des choses, dans sa vie, mais il était loin de se douter que ce bâton sur lequel il s'appuyait pendant la chaleur du jour, ce compagnon qu'il glissait sous son oreiller la nuit, eh bien ! ce bâton cachait un serpent.
Je pose une question : Votre vie vous a-t-elle été révélée par le Saint-Esprit qui, dit la Bible, convainc de péché, de justice et de jugement ? Est-ce que vous avez vu clair dans votre vie ? Savez-vous ce qu'elle vaut ? Que valent ces efforts sur lesquels vous vous appuyez, ces bonnes oeuvres que vous essayez d'accomplir, sur
lesquelles vous vous reposez peut-être pour aller au ciel ? La Bible enseigne que la plus belle de nos oeuvres est aux yeux de l'Eternel comme un linge souillé. Autrement dit, ce qu'il y a de mieux chez nous à nos yeux cache un serpent. Ce grand homme qu'était l'apôtre Paul, avait perdu ses illusions, et il a dit : "Je sais qu'en moi, dans ma vie, il n'y a rien de bien". Comment voulez-vous que ce "aucun bien" puisse nous sauver, et plaire à Dieu ?
Voulez-vous que Dieu fasse pour vous ce qu'il a fait pour Moïse ?
La Bible dit, en 2 Cor. 5 : 21 en parlant de Jésus : "Celui qui n'a pas connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu". Je transpose et paraphrase ce texte dans la perspective du Nouveau Testament, dans la perspective de la croix et je lis que : "Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, Lui, Jésus qui n'était pas un serpent, il a été fait serpent à notre place afin que quiconque croit en lui, ne périsse point mais qu'il ait la vie éternelle". Cela veut dire que ce venin et cette malédiction qui sont en nous, ont été mis à son compte, et qu'il en a porté le jugement à la croix.
Un grand homme a dit un jour : Je ne sais pas ce qui se passe dans le coeur d'un brigand, mais je sais ce qui se passe dans le coeur d'un honnête homme, et c'est horrible ! Pourquoi ? Parce que du venin de serpent est caché en chacun de nous. Mais quand quelqu'un vient à Jésus-Christ dans la repentance et crie vers lui comme en son seul Sauveur possible, Dieu intervient. Le Saint-Esprit entre en action dans la vie de cet homme et opère un changement pareil au serpent transformé en houlette de berger. C'est ce que la Bible appelle La Nouvelle Naissance.
L'homme ainsi transformé rentre alors dans le plan de Dieu et redevient un instrument dans sa main. C'est ce que dit le verset 20 du chapitre 4 : "Moïse prit dans sa main le bâton de Dieu". C'était un bâton qui maintenant ne lui appartenait plus. Il était devenu le bâton de Dieu et pourtant Dieu le lui confiait."Qu'as-tu dans ta main ?" Rien qu'un bâton, oui mais maintenant il appartient à Dieu, comme dès la conversion, notre vie ne nous appartient plus à nous tout seul. Nous devenons serviteurs et instruments entre les mains de Dieu, pas par contrainte, mais par amour filial. Du moins c'est cette relation authentique avec un père aimant que nous sommes appelés à vivre. Et c'est son bâton que nous pouvons utiliser pour faire de belles choses.
La fin des illusions.
Mais voilà, nous sommes tous, vous et moi, Moïse en tête, des gens à illusions. Alors Dieu va faire faire à Moïse une deuxième expérience : "Mets ta main dans ton sein". Moïse ne se doute de rien, il met sa main sur sa poitrine à l'endroit du coeur, il la retire et… il en a la nausée, sa main est couverte de lèpre. Et on sait ce que la lèpre représentait à cette époque : C'était, non pas le péché, mais l'image du péché, la maladie absolument incurable. Dieu seul pouvait guérir la lèpre, comme seul il peut guérir et pardonner le péché.
Ce n'est pas seulement son bâton, son activité extérieure qui lui est révélée, maintenant c'est son être intérieur. C'est la source qui est corrompue, c'est son coeur qui est corrompu, et le nôtre ne l'est pas moins ! Quel désespoir ! Mais en même temps quelle espérance ! Quand Dieu prend tant de peine à nous montrer ce qui ne va pas dans notre vie, c'est qu'il va aussi prendre la peine de remettre les choses en ordre. Dieu lui a montré ce qu'était son bâton, il lui montre à présent ce qui est dans son coeur. Et Dieu purifie sa main ; il lui pardonne, il le change, il le fait naître de nouveau.
Je vous pose une question, parce qu'il faut que je vous la pose avant d'aller plus loin :
"Avez-vous fait cette expérience de la nouvelle naissance ?" Je ne vous demande pas si vous fréquentez une église quelconque. Cela n'a jamais amené personne au ciel. Que ce soit clair : "Etes-vous êtes nés de nouveau ? Etes-vous sauvés ? Si vous mourriez ce soir, êtes-vous sûr d'aller dans le paradis de Dieu ?" Parce qu'il n'y a pas d'autre moyen d'être sauvé que de se convertir. Dites-moi, le Saint-Esprit est-t-il passé dans votre vie et a-t-il balayé le serpent et la lèpre qui s'y trouvaient ? Vous pouvez avoir les meilleures intentions du monde, vous pouvez avoir des dispositions à le servir, vous pouvez avoir des dons naturels, vous pouvez avoir des diplômes universitaires, tout cela c'est très bien, mais si ce n’est que pour vous et votre prétention à
faire le bien par votre propre qualité, Dieu n'y verrait encore qu'un serpent. Et ce serpent doit mourir, il doit mordre la poussière et il n'y a qu'un endroit au monde où le serpent que nous portons tous en nous mord la poussière, c'est à la croix de Jésus-Christ. C'est là que la première prophétie de la Bible s'est accomplie : Il y a écrasé la tête du serpent. Cela veut dire que l’homme qui se croit bon sans Dieu est un serpent qui s’ignore et qui finit toujours par faire du mal. (Ex de bonté : Martin Luther King ; L’abbé Pierre ; Soeur Thérésa, tous chrétiens)
Un pas plus loin.
Si vous êtes bien passés par là, la conversion authentique, vous savez alors que vous lui appartenez. Dieu vient ou revient à vous comme il est venu à Moïse pour aller un pas plus loin et il vous dit : "Qu'as-tu dans ta main ?".
Dans la main de Moïse, il y avait le bâton de Dieu. Ce bâton qui tout à l'heure encore était un serpent, va se lever sur l'Egypte et les dix plaies tomberont. Ce bâton, qui était un serpent, va se lever sur la Mer Rouge qui va se fendre en deux pour livrer passage à tout un peuple en fuite. Ce bâton va frapper le rocher d'Oreb, d'où coulera de l'eau pour étancher la soif de toute une nation.
"Qu'as-tu dans ta main ?" Rien qu'un bâton. Oui, mais quand il est donné à Dieu, il fait des miracles, il bouleverse des empires et il anéantit des armées.
Dieu, sous une autre forme, a demandé à l'adolescent David : "Qu'as-tu dans ta main ?" "Seigneur, dans ma main j'ai une fronde et 5 pierres". David, c'est 4 pierres de trop. Veux-tu me donner ta fronde et ta pierre ? David a donné à Dieu ce qu'il avait dans sa main. Et il est allé à l'assaut du géant Goliath qui, depuis 40 jours, défiait l'élite d'Israël. Et Israël a remporté ce jour-là l'une des plus grandes victoires de son histoire. Parce qu'un jeune homme, un petit gars de la campagne, avait donné à Dieu ce qu'il avait dans sa main.
"Philippe, regarde cette foule de 5.000 hommes, sans compter les femmes et les enfants. Donne-leur à manger". Philippe est bien embarrassé, je me le représente comptant la foule, faisant mentalement le calcul et disant : Seigneur, même le salaire d'une année de travail ne suffirait pas pour acheter du pain pour cette foule. Mais il y avait là un petit garçon, dont la maman lui avait préparé un pique-nique fait de 5 petits pains et de 2 poissons. Il est venu près du Seigneur avec le peu qu'il avait "Qu'as-tu dans ta main, mon garçon ?". 5 pains et 2 poissons. Et il les a donnés au Seigneur. Et le miracle s'est fait, une foule immense a été rassasiée parce qu'un jeune garçon avait donné à Jésus ce qu'il avait dans sa main.
"Lévi, qu'as-tu dans ta main ?" "Seigneur dans ma main j'ai une plume d'oie avec laquelle je fais mes comptes frauduleux". "Eh bien Lévi, boucle tes coffres, règles tes comptes, puis viens et suis-moi". Et Lévi est allé boucler ses coffres, et il est revenu."Qu'as-tu dans ta main Lévi ?" "Seigneur, je n'ai plus qu'une plume. Et Lévi a donné sa plume au Seigneur. Avec cette plume, il a écrit l'évangile de Matthieu, car Matthieu et Lévi sont une seule et même personne. Et quand aujourd'hui, à 2.000 ans de distance, nous lisons l'évangile de Matthieu, nous lisons l'évangile qui a été écrit de la plume d'un certain Lévi, qui a donné au Seigneur ce qu'il avait dans sa main.
"Et toi pauvre femme qui t'approche du tronc du temple, qu'as-tu dans ta main ?" "Seigneur dans ma main j'ai deux petites pièces, tout ce qui me reste pour vivre, et je voudrais les mettre dans le tronc du temple". Et c'est ce qu'elle a fait. Et aujourd'hui quand nous lisons ce récit, nous respirons encore un peu le parfum de la générosité de cette femme, qui nous pousse aussi à la générosité.
Et aujourd'hui ?
Nous survolons les siècles et nous arrivons dans le nôtre où, encore à sa façon, le Seigneur est venu me demander à moi aussi : "Qu'as-tu dans la main ?"
En 2011 j’étais au chômage et on me sollicitait comme Yves l’a fait pour que je vienne ce matin vous casser les oreilles. J’étais en état de grande faiblesse intérieure. "Seigneur, je n'ai rien dans mes mains, je n’ai même
pas de travail. Je n’ai pas une grande foi à déplacer les montagnes, pas beaucoup de courage pour te servir, peu d’amour même me semble-t-il, peu de forces. Va plutôt chercher quelqu’un de plus qualifié et de plus consacré pour prêcher à Ambérieu, à Saint Genis-Laval ou dans mon église de La Rue Louis. Trouve cet autre qui prie mieux, qui est plus fidèle, qui a plus de foi que moi pour te servir »
Eh bien chers frères et soeurs, pas fier de parler de moi ainsi, pas plus brillant que n’importe qui ici, je vous dis cependant que Dieu n’a pas dédaigné le peu que j’avais dans le coeur et dans la main. C’est comme s’Il m’avait dit « Va, n’aie pas peur et fais ce que je te commande et j’en ferai une oeuvre bonne pour mes enfants de l’église d’Ambérieu, mes enfants de la Rue Louis ou de St-Genis Laval, car c'est moi qui prends soin de mon église. Je t’utiliserai, si tu l’acceptes, pour donner ce que Je veux donner à tous mes chers enfants de l’église de St-Genis et de ses invités…». Tremblant, encore ce matin d’ailleurs, j’ai osé croire, en la tendresse et la force de Dieu qui fait de grandes choses avec notre petitesse, si nous Lui donnons de bon coeur, même tremblant, ce que nous avons dans nos mains. Et je dis de tout coeur « Merci Seigneur, Tu fais des merveilles ».
Oui chers amis, vous avez tous une grande valeur pour Dieu même si aujourd'hui vous êtes peut-être persuadés qu’Il n’existe pas. Peut-être que vous y croyez de loin mais que cela ne vous concerne pas pour votre vie au quotidien. Même si vous vivez en pensant que les « bondieuseries » ce n’est qu’une affaire de religion voire de manipulation humaine, même si pour vous Dieu n’a pas sa place dans votre vie, qu’il n’a pas de place dans la manière dont vous voulez conduire librement votre vie, même si vous êtes à vos yeux bien assez grands, intelligents et capables pour gérer votre vie et toutes vos décisions. Oui, si pour vous Dieu n’est que l’idée des chrétiens et que cela ne vous concerne pas, vous avez deux choix : Ou vous avez raison, ou vous avez tort.
Et cela veut dire ceci, ou Dieu est réel ou il n’existe pas. Et pour cela, beaucoup d’hommes dans l’histoire se sont interrogés à travers les siècles. Nietzsche a dit « Dieu est mort ! ». Aujourd'hui de quoi sommes-nous vraiment certains ? Que Nietzsche est mort ! Et même mort fou !.. Mais Dieu ? Et le philosophe Pascal a raisonné ainsi : Ou Dieu existe et alors l’âme, la vie après la mort, l’éternité, la possibilité d’une vie nouvelle et heureuse, ou au contraire d’une souffrance éternelle loin du bonheur, existent ou bien Dieu n’existe pas et une fois mort tout est fini pour l’homme.
Pascal a alors fait son fameux pari. Je vais parier que Dieu existe ; Et si je me trompe, ce n’est pas grave car une fois mort, s’il n’y a en effet plus rien, je n’en aurais aucune conscience et donc aucune souffrance. Je n’aurais rien perdu de toute façon.
A l’inverse si je parie que Dieu n’existe pas et que je me trompe, alors je serai perdu pour l’éternité, manquant la seule chance de connaitre la vraie vie et souffrant éternellement. Là j’aurais vraiment tout perdu et ce sera pour souffrir éternellement. Quelle terrible erreur !
Quel pari faites-vous ? C'est très sérieux, ça peut engager votre bonheur ou votre souffrance éternellement.
Pause - Croyant ou non, vous, qu'avez-vous dans votre main ? Peut-être que la question vous laisse un brin perplexe ? « Moi non plus, direz-vous, je n'ai pas grand chose, si tant est que j'aie quelque chose ».
Mes amis vous avez peu, mais ce qui est certain c'est que "Peu devient beaucoup quand Dieu s'y trouve". Laissez-moi le répéter « Peu.. »
"Qu'as-tu dans ta main ?" Rien qu'un bâton ? Oui, mais quand il est donné à Dieu… !
Les bonnes intentions.
Beaucoup sont remplis de bonnes intentions ; depuis des mois, peut-être même des années, ils se proposent de servir Dieu, de faire de grandes choses pour lui. On se propose de faire partie de l'église locale, d’aller au culte ou à la messe ; on y vient en spectateur, mais ça ne va pas plus loin. On se propose de faire ceci, cela... et on ne dépasse jamais le stade des intentions. On reste des "périphériques !" toujours dehors, sur le seuil, jamais
vraiment dedans ; on reste des consommateurs de l'église ou de l'assemblée. => Dans la vie courante, beaucoup de gens font pareil. Ils constatent parfois que quelqu’un souffre, a besoin d’aide, parfois quelqu'un de proche d’eux et ils se disent qu’il faudrait bien qu’un jour il fasse telle ou telle action pour leur venir en aide. Mais de l’intention il ne reste rien au fil des semaines, des mois et des années. Notre société est saturée et mourante de ce laxisme égoïste, de cette immobilité.
On est souvent plein de bonnes intentions, mais on ne dépasse jamais ce stade. Or, une seule action vaut mieux que 10.000 bonnes intentions. Nos bonnes intentions ne feront jamais reculer le mal et la souffrance. Il paraît même que l'enfer serait pavé de bonnes intentions.
Peut-être que vous avez peur de vous engager plus loin avec Dieu, parce que vous ne vous sentez pas à la hauteur. Mais qu'importe si vous êtes petits, Dieu est grand. Qu'importe si vous êtes faibles, Dieu est fort. Certains se disent : "Moi je suis un zéro". Mais Dieu est 1. Et si vous mettez 1 devant le 0, ça fait 10 ! Moi, je suis un triple 0 et là ça fait 1.000 !
Dieu ne nous demande pas de compter sur nos faibles moyens, il nous demande de Lui livrer nos faibles moyens et de compter sur Lui. C'est là toute la leçon. Mais il faut les Lui livrer, il faut Lui dire dans un esprit de décision : "Oui, Seigneur". Et que votre Oui soit Oui !
Combien les choses changeraient dans votre église et ailleurs, si chacun voulait dire "Oui, Seigneur, tu peux compter sur moi, aujourd'hui, ce petit bâton de vie que j'ai, eh bien ! je te le donne".
Rappelez vous que « Peu devient beaucoup quand Dieu s'y trouve ».
C'est peut-être surprenant que je vous dise cela ce matin. Après tout vous êtes là. Pour la plupart témoignant de votre foi en Dieu, puisque vous êtes chrétiens. Et puis je sais bien que vous ne faites pas Rien !
Mais Dieu me repose la question : Est-ce que je sais donner le peu que j’ai à Dieu pour qu’il agisse dans le monde ? Ou bien est-ce que je me contente de mendier l’aide dont j’ai besoin, l’amour qui me manque, les prières pour mes problèmes, la consolation pour mes souffrances.
Si nous n’y prenons pas garde, nous ne vivons plus autre chose. Nous commençons à tourner nos yeux sur nous seuls oubliant que Dieu n’est pas là que pour nous distribuer des bienfaits en fonction de nos besoins ou de nos aspirations, oubliant que juste là dehors, des gens sont perdus, oubliant qu’il ne faut plus attendre de nous consacrer un tout petit peu plus à ceux qui meurent de faim par ex ou qui souffrent, oubliant que cette société qui nous fait peur et parfois un peu horreur, c'est celle des humains pour lesquels Jésus-Christ est mort sans les condamner. Et Il nous commande d’aller vers eux pour témoigner, non pas de notre perfection, mais de Lui le sauveur, le seul chemin, l’espérance qui change ces coeurs tortueux qui nous font peur là dehors… Mais vous savez tout cela par coeur.
A douter de la valeur de ce que nous avons déjà, nous finissons par ne plus rien faire, et nous finissons même par douter de Dieu. C'est un piège du diable. A nous accrocher à notre bâton, au lieu de l’offrir à Dieu, nous finissons comme une pierre inerte et sèche, immobile au milieu de millions d’autres formant un immense désert.
Et pourtant, le peu de force que nous avons, surtout et on le comprend bien en vieillissant, le peu d’amour qui nous habite, le peu de générosité, notre manque d’authenticité, notre pauvreté d’âme et d’esprit… bref le pauvre bâton qui représente quand même ce qui nous reste de savoir-faire et de capacités, comme le bâton du berger, ce peu est très précieux, pour nous mais encore plus pour Dieu si nous Lui offrons vraiment.

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